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Des anciens du « 93 » en mission au Congo RDC

Théophane et Flore Saunier ont été « foyer d'accueil » à la paroisse Saint-Luc durant deux années, avant de partir en coopération, en septembre 2015, pour deux ans comme volontaires avec la FIDESCO.

Ils sont partis avec leurs deux enfants, Éléonore et Paul. Théo travaille comme éducateur spécialisé à Bakanja Centre, une école primaire pour les enfants en grande difficulté sociale et familiale, tenu par les Salésiens de Don Bosco à Lubumbashi, au Sud-Est du Congo. Flore est animatrice pastorale dans un foyer de jeunes étudiantes. Ils vivent au quotidien dans ce foyer créé par la Communauté de l’Emmanuel. Ils ont eu l'occasion de revenir en France, quatre mois pour Flore, quelques jours pour Théo, à l'occasion de la naissance de leur troisième enfant, Nathan, et de son baptême à Romainville, le 14 janvier 2017.

Tous les trimestres, la FIDESCO envoie au diocèse un « rapport de mission » rédigé par Flore et Théo, leur permettant de partager, avec leur famille, leurs amis et les donateurs, leur vécu, leurs expériences, leurs découvertes, leurs recherches … Voici quelques échos de leur mission, en reprenant des extraits des 10 pages du 6ème rapport de mission (mars 2017).

Au début de cette année 2017, Théo s'est impliqué dans un projet visant à améliorer l'alphabétisation et le rattrapage scolaire dans les centres professionnels salésiens « les centres des Œuvres Maman Marguerite » (OMM). Il a travaillé à la mise en place d'un pôle psychologique, avec le recrutement de deux psychologues. « Je travaille en étroite collaboration avec un assistant social, Ali. (…) Un autre gros projet sur lequel je travaille, c'est la mise en place d'une méthodologie générale en alphabétisation (…). Avec un professeur, la proposition a été faite de former 15 nouveaux professeurs des différents centres pendant 10 jours, pour devenir eux-mêmes formateurs (…). J'ai proposé de mettre en place une formation psycho-éducative pour tous les professionnels des différents centres OMM (…). On m'a demandé d'organiser à nouveau un camp d'alphabétisation pour les vacances de Pâques avec 35 jeunes de 4 centres ». Au jour le jour, tout n'est pas si simple, nous dit Théo, et les choses n'avancent pas au rythme souhaité… « Heureusement, il y a les "à côté" de ma mission ! Le basket prend un place importante (…). Bientôt, ce sont les jeux salésiens et le prêtre responsable m'a demandé d'être présent pour arbitrer et former des jeunes à l'arbitrage. Un autre moment agréable en dehors de ma mission, c'est le chant. Une école anglaise a recruté pour une matinée un jury des trois personnes pour juger individuellement les élèves par classe : de vrais talents ; c'était marrant de se prendre pour Garou dans "The Voice" … »

Après la naissance de Nathan et son retour au Congo, Flore a retrouvé ses étudiantes au Home St Jean Paul II. Autant l'an dernier, le climat était difficile, avec peu d'investissement des jeunes étudiantes, autant cette année, l'ambiance est toute différente, avec des jeunes filles qui se prennent en charge, et s'entendent bien entre elles. La perspective de la fin de mission amène à penser à la suite sur place, « Il y a beaucoup à faire, beaucoup à changer. Nous avons pensé à aménager quelque peu le Home en commençant par des travaux d'électricité, avec le rachat d'une ligne, beaucoup plus souvent fournie en électricité. Nous sommes en pleine réflexion pour aménager un poulailler, et acheter des poules ainsi que l'aménagement d'un potager : les filles pourraient avoir des œufs et des légumes ; ainsi cela diminuerait leurs frais de nourriture ».

En même temps que leur mission sur place, Théo et Flore vivent leur engagement de parents, avec Éléonore, Paul et le petit dernier, Nathan, "le petit congolais", comme tout le monde aime l'appeler. « Pour fêter son arrivée au Congo, histoire d'être vacciné dès le début, notre p'tit joufflu a attrapé la Malaria (ou paludisme comme vous voulez). Nous sommes rassurés, monsieur sait très bien prendre les médicaments ! Heureusement, c'est maintenant de l'histoire ancienne et maintenant qu'il a dépassé les 5 kg nous pouvons lui donner le traitement préventif (qu'il n'apprécie guère !) … Après 4 mois passés en France, les enfants avaient hâte de revenir chez eux (comprenez "au Congo", comme Éléonore l'a dit et répété tout au long du séjour en France). Ils ont très vite repris le chemin de l'école. Paul était ravi de revoir ses copains et enfin de ne plus être non-stop avec maman et Nathan (même s'il aurait voulu emmener son petit frère chéri avec lui) ».

« Petite anecdote rigolote : une semaine après notre arrivée, nos voisines de la Communauté de Vie sont venues nous rendre visite. Nous avons loué pour remercier Dieu de la venue de Nathan au monde. Et elles nous ont offert … de la lessive ! Oui oui, ici pas de frous-frous, on offre de l'important ! Et un billet de 10.000 francs congolais (soit un peu moins 10 euros) pour que j'achète du thé rouge pour l'allaitement, comme elles me l'ont si bien conseillé ».

« Nous vous remercions encore mille fois pour tous les soutiens que nous ressentons, à des milliers de kilomètres, et tout ce que nous avons eu la chance de ressentir lors de notre bref retour en France ! Sans vous, nos missions ne seraient pas réalisables, et pour cela, les enfants des rues, les étudiantes du Home et nous, vous remercions infiniment ! »

 

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