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Envoi de 750 jeunes pèlerins à Lourdes

Le Frat : beaucoup attendent cet événement avec impatience. Ces quatre jours de pèlerinage laisseront sans aucun doute une trace à ces 750 jeunes du diocèse...

La vue est grandiose depuis le parvis… la façade nettoyée de sa noirceur recrée la beauté architecturale de Suger, les sculptures et les figures bibliques sont un livre ouvert sur la Bible, l’imposant portail central du Jugement dernier, où au pied du Christ, Suger implore la clémence du Seigneur… Oui, la basilique cathédrale Saint-Denis est un pur joyau pour notre diocèse et beaucoup ne le savent pas !

Même si en ce début d’après-midi glacial et pluvieux de cette fin avril, l’édifice n’est pas en pleine lumière, les 750 lycéens rassemblés pour la messe d’envoi du Frat seront à nouveau surpris par la splendeur du lieu, après avoir passé la Porte Sainte, en remontant cette « lanterne de lumière » jusqu’au chœur.

Ils franchissent le seuil par petits groupes, accueillis par le père Bertrand pour un temps de catéchèse devant le Christ en gloire.

« Que ma bouche chante ta louange ! » est un chant d’ouverture bien choisi pour louer Dieu dans cette cathédrale, église-mère de notre diocèse.

« Vous êtes partis seuls de chez vous, vous avez rejoint votre groupe et là déjà, vous étiez 10, 20, 30, voire même 50 », lance Elisabeth, responsable du Frat 2016, à la jeune assemblée. « Maintenant, nous sommes plus de 750 réunis dans notre cathédrale pour cette messe d’envoi présidée par notre évêque. Demain, après une nuit dans le train, nous nous retrouverons à plus de 10.000 dans la basilique Saint-Pie X à Lourdes venant des 8 diocèses d’Ile-de-France ».

Le Frat, raccourci de "fraternel", est le pèlerinage des lycéens d’Ile-de-France à Lourdes les années paires, et des collégiens d’Ile-de-France à Jambville (Yvelines) les années impaires.

Dans la ferveur et la joie du collectif, chacun affirme son appartenance à tel ou tel groupe : chapeau de marin, perruque arc-en-ciel, casquette blanche… un foulard blanc aux couleurs du diocèse unit l’assemblée. Elisabeth explique que ce rassemblement du Frat n’est pas anodin, qu’il laissera des traces dans le cœur de chacun. « C’est à 10.000 que nous prierons, que nous louerons le Seigneur, que nous avancerons sur le chemin de la Miséricorde. C’est à 10.000 que nous rentrerons de Lourdes, quasiment tous aphones, tant nous aurons chanté avec ferveur et puissance notre foi. Et c’est la force des 10.000 qui nous animera encore lorsque nous nous retrouverons après le Frat chacun dans notre foyer »… Fervents applaudissements.

Puis notre évêque redit tout l’intérêt de cette belle aventure et invite les jeunes à profiter de la présence de nombreux prêtres, confiant au père Laurent le soin de les présenter à tour de rôle. « Durant ces journées, si vous le souhaitez, vous pourrez rencontrer un prêtre pour lui parler ou éventuellement demander à recevoir le pardon de Dieu en confessant vos péchés ».

La célébration se poursuit, nourrie de chants, de prières, de silences…

Mgr Delannoy questionne les jeunes à partir du thème du Frat (Je vous donne ma paix) et de l’Evangile du jour (Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres - Jean ‪13, 31-35).

‪« L’Evangile de ce dimanche nous donne un renseignement précieux si nous voulons être des hommes et des femmes de paix, des artisans de paix à la suite du Christ ». Lorsque notre évêque parle d’amour et de paix aux jeunes qui se préparent à recevoir le sacrement de confirmation, parfois il s’entend dire « s’aimer les uns les autres dans le monde aujourd’hui… C’est impossible ! » D’où l’opportunité du Frat pour redonner le vrai sens du mot "aimer". « Trop souvent, on pense à des sentiments que nous pourrions ressentir, à celui qui est sympathique, à celui qui m’agace, qui me provoque, qui est antipathique. Le Christ veut nous dire d’aimer comme il nous aime. Pour le Christ, "aimer" cela signifie donner à chacun sa place, reconnaître que chacun existe ».

Dans notre société "brouillée", quand les moyens d’information mettent parfois l’essentiel au même niveau que l’accessoire, il est difficile pour un adolescent de discerner l’un et l’autre. Notre évêque éveille donc à partir de l’Evangile : « Le Christ dans l’Evangile n’hésite pas à rencontrer les malades, les lépreux, les publicains, les pécheurs … tous n’avaient plus de place dans la société, ils n’existaient plus, n’étaient plus reconnus en tant que personne créée à l’image de Dieu. Le Christ va leur dire qu’ils sont aimés par Dieu en les rencontrant. Le Christ va scandaliser son entourage parce qu’il va rencontrer tous ces exclus. Il va les rencontrer pour leur dire : "Tu as toute ta place, tu existes, tu es appelé à être toi-même. Dieu compte sur toi" ».

En bon pasteur, notre évêque interpelle chaque jeune pour expliquer les gestes et les attitudes du Christ. « Durant ce Frat, vous êtes appelés à aimer comme le Christ nous aime. Vous devez veiller à ce que chacun ait sa place, à ce que chacun puisse s’exprimer, à ce que chacun puisse participer au dialogue, à ce que chacun puisse donner le meilleur de lui-même. Voilà ce que signifie "aimer". C’est ce que je vous invite à expérimenter durant ces quelques jours du Fraternel et je l’espère bien au-delà. Le Christ aime tous les hommes ; il aime également celui que je ne suis pas encore capable d’aimer. Quand je ne réussis pas à aimer quelqu’un, je me pose une simple question : mais qu’est-ce que Dieu peut bien aimer en lui ? Si vous avez du mal à aimer quelqu’un, ne réagissez pas comme réagissent certains : "C’est normal, ça n’a pas d’importance, on ne peut pas aimer tout le monde"… Vous êtes chrétiens, vous êtes disciples du Christ et donc vous ne pouvez pas en rester là. Et pour ne pas en rester là, je vous invite à vous poser cette question : "En celui qui m’énerve, qui m’agace, qu’est-ce que Dieu peut bien aimer ?" La réponse vous la trouverez, au bout d’une journée, d’une semaine, d’un mois, de plusieurs années, mais vous la trouverez. Et ce jour-là tout changera ».

Et pour Mgr Delannoy, le lien est facile avec le thème du Frat. « Si nous voulons être des artisans de paix, il est très important de nous aimer les uns les autres comme le Christ nous aime. Pour cela, ne pas faire de l’amour un simple sentiment, une simple question de sympathie ou d’antipathie, mais revenir à la signification de l’amour dans l’Evangile : aimer c’est donner à l’autre toute sa place. Lui dire "tu existes et l’on a besoin de toi". C’est dans cet esprit que je vous invite à quitter Saint-Denis pour rejoindre Lourdes et y vivre le Frat en ayant le souci d’être des artisans de paix, en inscrivant au cœur de vos vies ce grand commandement de l’amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

L’attention palpable de beaucoup de jeunes transformera peut-être ces paroles en actes.

Par petits groupes, comme ils sont entrés, ils repartiront récupérer leur paquetage dans la salle Saint-Denys à quelques pas de la cathédrale, toujours sous un ciel menaçant, pour rejoindre leur train de nuit à la gare Montparnasse.

Prions pour que ce pèlerinage du Frat ouvre les cœurs et aide cette jeunesse à bâtir une vie dans les pas du Christ aimant.

B. Rastoin


Vivre le Frat en direct (photos / vidéos)

Ecouter l'émission Un jour, un évêque du mercredi 27 avril 2016
Depuis Lourdes où 10 000 jeunes de 15 à 18 ans sont rassemblés pour le Frat, Mgr Pascal Delannoy est interrogé sur le sens de cet événement dans la vie de foi des adolescents.
 

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