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Tous acteurs de solidarité

La préoccupation des plus pauvres devrait être le point d’ancrage des politiques publiques comme de notre vie de foi.

L’option préférentielle pour les pauvres est au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise. Elle se fonde évidemment sur le passage bien connu de l’évangile de Matthieu (chapitre 25) : « ce que vous avez fait au plus petit, c’est à moi que vous l’avez fait ». Mais pas seulement. C’est un appel à la justice autant qu’à la charité. Il faut que changent les styles de vie, les modèles de production et de consommation, les structures de pouvoir établies qui régissent aujourd’hui les sociétés (certaines puissances financières en particulier).

Sont considérés comme pauvres par l’Eglise tous ceux qui sont opprimés, les marginaux, les personnes âgées isolées, les malades, tous ceux qui sont traités comme les "derniers" dans nos sociétés (les « sans » dirait-on en langage d’aujourd’hui, sans emploi, sans logement, sans papiers, etc). La pauvreté ne se limite donc pas à la pauvreté matérielle.

C’est dans cet esprit que le Secours catholique 93 organise une table-ronde le 13 novembre prochain de 18h à 20h à l’université de Saint-Denis, avec les élus du département mais ouverte à tous, sur le thème de la domiciliation (affectation d’une adresse pour recevoir du courrier) et du logement des plus démunis.

Au-delà, Paul nous fait comprendre dans l’épitre aux Corinthiens (Co 2, 8) que « Dieu s’est fait pauvre pour nous afin de nous enrichir de sa pauvreté ». L’attention aux pauvres qui s’accompagne de la reconnaissance de sa pauvreté est un chemin spirituel incontournable.

Cette préoccupation est au cœur de l’action du Secours catholique. Pas seul. En lien privilégié avec les autres forces de l’Eglise du diocèse. Il a été demandé notamment aux responsables de territoire et d’équipe de notre réseau de rencontrer dans le courant de cet automne toutes les équipes pastorales et les prêtres modérateurs pour vivifier les liens et agir ensemble dès que possible pour les pauvres et contre la pauvreté.

Il n’en reste pas moins que le Secours catholique, avec son savoir-faire accumulé depuis près de 70 ans, est acteur privilégié de la solidarité.

1. Nous rappellerons, lors de notre journée nationale du 16 novembre, que son action passe par des dons. Ce que nous observons dans de nombreuses familles pauvres que nous côtoyons, à savoir un surcroît de solidarité face à la « galère », doit nous inspirer. Ne cédons nous pas trop vite à la peur de manquer qui amène à réduire les dons, au moment même où la pauvreté et donc les besoins s’accroissent… Les dons se traduisent par des soutiens financiers que nous orientons toujours plus vers des aides à des projets individuels qui permettent aux personnes démunies de franchir un cap significatif dans le recouvrement d’une vie digne, mais aussi à redevenir un acteur en mesure de contribuer à la vie économique nationale. Vos dons sont bien utilisés.

2. Diaconia 2013 s’est achevée sur cette phrase merveilleuse : « nul n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager ». De plus en plus d’accueillis dans nos locaux deviennent bénévoles du Secours catholique. Alors… a fortiori, les inclus (par opposition aux exclus) sont en mesure de se mobiliser. Nous diversifions les formes de bénévolat, que ce soit sur le type d’actions que sur les horaires. Des projets de solidarités nouvelles sont les bienvenus, dans la durée ou ponctuels. Donc, venez à notre rencontre pour explorer les possibilités de contribution…

3. Le parrainage de proximité est un exemple significatif d’une action nouvelle qui est à la portée de beaucoup de membres de nos communautés chrétiennes ou de sympathisants. Nous créons le réseau Vivre Ensemble. Il met en lien des personnes intéressées à créer des relations fraternelles avec d’autres, différentes d’elles. Certaines vivent la précarité, d’autres non. Certaines sont françaises, d’autres étrangères. Certaines sont isolées, d’autres vivent en famille. Des moments conviviaux sont partagés autour d‘activités simples : prendre un café ; se promener dans un parc ; se téléphoner pour prendre des nouvelles ; déjeuner ensemble ; découvrir Paris ; participer à une action culturelle ou à une fête, etc. Qui n’a pas un peu de temps à partager ?

N’enfouissons pas nos talents dans la terre comme le serviteur « indigne » de l’Evangile !

 

 

 

Pascal Gambiez,
Président du Secours catholique de Seine-Saint-Denis

 

 

 

 

 

Secours catholique 93
33 rue Paul Cavaré - 93114 Rosny-sous-Bois
Tél. : 01 45 28 17 82
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