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Yves Marcilly, 1er diacre permanent du diocèse

Lancement dans le diocèse de l'appel au diaconat et des initiatives pour appeler des laïcs à se former.

Deux ans après la fin du concile Vatican II en 66, l’Episcopat français précise ses intentions : « Il  nous revient de susciter dans les communautés chrétiennes les animateurs dont elles ont besoin. Aussi voulons-nous diversifier davantage les tâches et les responsabilités apostoliques. Nous le ferons par l'ordination de diacres et la reconnaissance de fonctions confiées aux religieux, aux religieuses et aux laïcs, hommes et femmes... »

Dans les années qui ont suivi, à la demande de notre évêque Guy Deroubaix s’est donc ouverte la réflexion sur la participation de laïcs, de religieux et de religieuses à des fonctions au sein de notre Eglise diocésaine. Services et mouvements étaient sollicités pour réfléchir à cette question. Ainsi, dans les années 89-90 sont nommées les premières animatrices en pastorale du diocèse dont Marie No Baranger de Noisy-le-Grand et Danièle Marcilly de Montfermeil.

En ce qui concerne le diaconat, le diocèse a pris son temps, un temps profitable à la réflexion en vue de proposition d’hommes susceptibles d’engager une démarche. Cette réflexion était soutenue par nos deux délégués diocésains et Louis Larcher, alors aumônier de l’Action catholique ouvrière (ACO) pour le secteur Sud. Ainsi, services et mouvements étaient sollicités. ACO, Action catholique des milieux indépendants (ACI), Vivre ensemble l'Evangile aujourd'hui (VEA), Renouveau, Secours Catholique, laïcs en pastorale se sont retrouvés à plusieurs reprises pour débattre de cette question.

Déjà en 70, le diocèse amorce la question du diaconat mais sans suite immédiate. Il s’agissait de clarifier quelques points : le sens des ministères ordonnés à l’intérieur de la mission de l’Eglise dans le monde et les perspectives du diocèse.

En 84, le conseil épiscopal propose une enquête aux prêtres et aux instances ecclésiales. Sont nommés les 1ers délégués diocésains au diaconat  : Pierre Salmon et André Charrier.

L’année 87 a vu le lancement de la campagne d’interpellation auprès des collectifs (services et mouvements) et les premières rencontres d’information et d’échange destinées aux hommes interpellés et à leurs épouses ainsi qu’aux « candidats » dont la vocation semblait ouverte et sérieuse : 50 personnes au total.

Dans les années 88-89, 16 des hommes interpelés ou candidats commencent l’étape de discernement qui sera suivie de plusieurs années de formation.

En novembre 91, je suis ordonné diacre à Montfermeil et cette ordination sera suivie de 9 autres dans un premier temps.

Cette question du diaconat était nouvelle pour tous. Dans ces temps de discernement et de formation, il fallait clarifier quelques points et s’organiser. Je me souviens de l’entrée en formation, rue de Sèvres à Paris, à laquelle nous nous sommes inscrits dans la précipitation à la dernière minute.  Notre évêque au cours de la démarche nous a clarifié le sens de ce ministère mais vivait sa 1ère ordination de diacre permanent. 

J’ai été interpellé par l’ACO avec d’autres copains. J’ai apprécié d’être accompagné dans cette recherche par le mouvement qui avait successivement proposés deux de ses membres pour la participation au conseil diocésain du diaconat : Gorgio Molossi et Léon Dion.

25 ans nous séparent de la 1ère ordination. Durant cette période, nous avons vécu 36 ordinations. Actuellement, 27 diacres sont présents dans notre diocèse. A la veille de l’ouverture du Jubilé, l’occasion est donnée à toutes nos communautés  de mieux comprendre  ce ministère qui reste toujours à découvrir mais qui est toujours jeune. 

Yves Marcilly,
Diacre permanent