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L'église catholique en Seine-Saint-DenisAssociation diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Du bénévolat, ou de la difficulté à recruter des militants...

On trouve difficilement les bénévoles dont on a besoin pour effectuer toutes les tâches qui s'avèrent nécessaires ; cela se vérifie dans toutes les associations, qu'elles soient laïques ou religieuses, dans les syndicats comme dans les partis politiques.

Cela se vérifie aussi dans l'Église : quel est le responsable de paroisse, de service ou de mouvement, qui n'a pas rêvé se décharger des multiples préoccupations quotidiennes en confiant leur suivi à des hommes et femmes de bonne volonté ? Qui n'a pas rêvé avoir derrière lui une armée nombreuse de bénévoles pour répartir le travail, comme le fait un chef d'entreprise ? Mais il faut se rendre à l'évidence, il est plus difficile de trouver des volontaires qui donnent bénévolement de leur temps que des salariés.

Les besoins sont inversement proportionnels au nombre de prêtres : plus celui-ci diminue, plus le besoin de bénévoles augmente, en même temps que leur spécialisation. Or aujourd'hui, on exige de plus en plus de professionnalisme des bénévoles auxquels on confie des responsabilités, et ce dans tous les domaines : comptabilité ou entretien, pastorale ou liturgie, nettoyage ou téléphone, secrétariat ou bricolage, communication ou marketing... Et on les forme d'ailleurs à grands frais. Par expérience, nous savons que, contrairement à ce que l'on entend souvent, ce ne sont pas les compétences qui manquent, mais la motivation des personnes à devenir actrices dans l'Église. On constate souvent à regret que les mêmes sont affublées de multiples casquettes, qu'elles ont souvent du mal à assumer. Comme le dit Jacques, membre de l'équipe pastorale : « si tu y mets le doigt, le bras y passe ». Nous rêvons d'une Église où chaque baptisé, quels que soient ses aptitudes, ses compétences et son niveau de formation, trouverait et prendrait toute sa place en se mettant à son service. Où chacun abandonnerait tout sentiment de domination et de pouvoir, pour ne retenir que celui de sa responsabilité envers la collectivité ; un avant-goût du Royaume, penseront certains ? Peut-être, mais il n'est pas interdit de rêver.
 

Jean-Pierre Rossi, diacre