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Du sang neuf pour le diocèse !

Vingt religieuses, religieux, prêtres, et un laïc ont participé, mardi 13 janvier 2009, à une journée de découverte du diocèse à la Maison diocésaine Guy Deroubaix de Bondy.

Plus je découvre, plus je m'émerveille ! » témoigne soeur Myriam Verzeroli, Franciscaine Missionnaire de Marie, de la communauté de Clichy-sous-Bois. Ils viennent tous d'horizons différents, et de familles religieuses diverses : Lazaristes, Spiritains, Fils de la Charité, Petites soeurs des Pauvres... et un laïc employé au service de la comptabilité, Gustave, qui a témoigné sur les circonstances de son embauche en 2008. Chacun se réjouit de rejoindre l'Église du 93, en dépit des clichés médiatiques, car il y a ici un brassage de populations, une diversité culturelle qui dit le visage de l'Église.

Presque tous racontent combien ils se sont sentis étrangers, un jour, sur le terrain de la mission. Arrivant dans ce diocèse, ils sont conscients des défis de la mission aujourd'hui, ici et maintenant : avec la présence importante de l'Islam ou d'autres religions, et la collaboration judicieuse à promouvoir entre prêtres, religieux ou religieuses, avec les laïcs dans la vie pastorale.
De la plus jeune (24 ans) à la moins jeune (79 ans), nous avons pu ressentir un enthousiasme à s'investir dans leurs nouvelles missions. Reste à savoir comment chacun va s'impliquer dans ce qui existe déjà et dans ce qu'il faudrait entreprendre. Comme s'interrogeait Jean-Claude Tallon, Petit frère de l'Évangile, « comment rejoindre ces jeunes qui sont dans des trafics de toutes sortes, aux pieds des immeubles ? ».

Lorsque nous écoutons les nouveaux arrivants, nous nous apercevons que nous vivons dans un département plein de richesses cachées comme « cette patience qui caractérise les gens faisant la queue à la poste ; j'en prends de la graine, et en attendant, je récite mon chapelet » témoigne soeur Lloyd Caroline, Petite soeur des Pauvres. Après chaque mission, il faut s'adapter aux circonstances du nouveau diocèse dans lequel on arrive, car « lorsqu'on a passé 30 ans de vie entre la Mauritanie et le Mali, en revenant en France, je me sens très étrangère dans mon propre pays et davantage plus proche des étrangers » (soeur Devaud Aline, Petite soeur du Sacré-Coeur).

Parmi les nouveaux arrivants se trouvent également des religieuses et des religieux ayant déjà oeuvré dans ce diocèse, comme Maria qui y a travaillé durant 30 ans, et qui revient après 17 ans de vie missionnaire au Canada. Soeur Madeleine, de la congrégation des Soeurs de Saint-Gildas, qui rentre du Mexique, est frappée par la précarité croissante des familles qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts à la fin du mois. Arriver dans un nouveau diocèse est toujours une chose enrichissante qui peut inciter à se renouveler.
 

Théodulos Kounkou