Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

L'église catholique en Seine-Saint-DenisAssociation diocésaine de Saint-Denis-en-France
S'inscrire à la newsletter
Actions sur le document
  • Imprimer

Oser s'engager dans la durée

S'engager dans la durée en tant que bénévole ne coule pas de source. C'est une difficulté que rencontrent beaucoup de structures.

Geneviève Gizard, responsable de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, insiste sur l'importance de l'engagement : « beaucoup de personnes sont très motivées en arrivant, mais s'essoufflent ensuite ; or, il faut dès le départ tenir compte de la durée. » S'il y a des domaines où le bénévole peut être facilement remplacé, il en est d'autres où son absence peut causer un manque grave. « Lorsqu'on décide de correspondre avec un condamné à mort aux Etats-Unis, on ne peut pas le laisser tomber du jour au lendemain sans une raison sérieuse », explique Bernadette Forhan, responsable à l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (Acat). A l'Acat de Seine-Saint-Denis, une centaine de personnes sont militantes, mais il n'est pas facile de "recruter" des bénévoles sur des missions longue durée, comme la lutte contre la peine de mort ou la torture. « Les opérations ponctuelles et très mobilisatrices telle la campagne sur les enfants-soldats, rencontrent davantage de succès et attirent un public jeune ».

Le long terme n'a en revanche pas effrayé Michaël Tossou, 26 ans, qui a rejoint l'Hospitalité diocésaine, créée en septembre 2007. « J'ai été très touché, lors du premier pèlerinage diocésain à Lourdes en 2006, par le service aux personnes malades. » Pour la première fois dans le diocèse, lui et 70 autres aideront des pèlerins souffrants à faire leur pèlerinage en juillet 2009.

Au Secours catholique, Marie-Jo Touche, responsable du bénévolat, remarque que beaucoup de personnes ont envie d'aider l'autre, surtout au moment de Noël, mais qu'au contraire la longue durée dans des activités où l'on est moins en contact direct avec le public rencontre moins de succès. « Dans le département, 550 bénévoles sont actifs, dans beaucoup de domaines différents, mais nous sommes aussi une structure et nous avons besoin de personnes en responsabilité d'équipe, et sur des durées assez longues ». Un vrai travail en somme, et c'est sur cette approche différente du bénévolat qu'il faut s'efforcer de convaincre les nouvelles recrues.
 

Isabelle Parrain