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L'église catholique en Seine-Saint-DenisAssociation diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Une famille attire et responsabilise

Cela étonne de savoir qu'une famille habite le presbytère de la paroisse Sainte-Jeanne d'Arc de la Mutualité à Saint-Denis. Et, du coup, beaucoup n'hésitent plus à sonner.

Sabine est malgache et Erwann a vécu comme volontaire puis comme chargé de mission pour la Délégation catholique pour la coopération (DCC) à Madagascar ; ils avaient donc le profil idéal, riches d'une longue expérience universelle de l'Eglise. Depuis octobre 2007, ils habitent, avec leurs deux enfants Hasina et Mahery, au presbytère. Ils ne sont pas « animateurs pastoraux » mais assurent une « présence » familiale limitée à trois ans. Pour Erwann, le choix est clair : « c'est important de ne pas s'éterniser, de ne pas nous imposer. Ce court terme est suffisant pour donner un dynamisme, apporter notre regard ». Le fait que Sabine soit malgache a changé beaucoup de choses : « Les gens de toutes origines sont venus aussitôt nous parler ». Sabine assure la coordination de l'éveil à la foi afin d'imprimer une petite touche malgache. Une fois par mois, une messe rassemble les malgaches de la région. Erwann et Sabine organisent d'autre part des rencontres mensuelles de familles le dimanche : « nous mangeons ensemble après la messe, puis nous discutons sur un thème (la prière, le pardon en famille), ou nous invitons une famille musulmane du quartier pour parler de la transmission de la foi chez elle. »

Personne n'avait pensé à eux
Leur présence doit mobiliser, même si dans un premier temps ceux qui avaient des responsabilités depuis longtemps s'en dessaisissent. Tout en étant enseignant sur Saint-Denis, Erwann était assez présent sur la paroisse... alors tout lui tombe dessus : il doit être sacristain, intendant, jardinier, etc. Erwann va alors chercher qui est capable de faire quoi, qui en a le temps et le désir. Souvent les gens sont étonnés car c'est la première fois qu'on leur demande quelque chose. « Quand j'ai annoncé à l'église que nous cherchions quelqu'un pour l'accueil, une famille mauricienne s'est proposée et vient en famille : le garçon range les livres, la fille donne un coup de main, le papa fait l'entretien ou des réparations pendant que la maman fait l'accueil. Ce sont des gens à qui personne n'avait pensé à proposer une responsabilité ». Sur la paroisse, le renouvellement se fait : de nouveaux catéchistes, une nouvelle équipe pour l'éveil à la foi, une équipe de lecteurs... La paroisse vit un tournant important. C'est important d'entrer dans une logique de stabilité dans le mouvement.
 

P. Vincent Chopart