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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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« L'église de Stains sera sauvée », titre le journal "Le Parisien" dans son édition du 25 février 2012

Fermé au public depuis 1995 à cause des risques d'effondrement, l'édifice du XVIe siècle va être restauré. Le chantier, qui démarre en mai, doit durer deux ans.

Notre-Dame-de-l’Assomption sera sauvée. Lors du dernier conseil municipal, qui était consacré au budget, les élus de Stains ont voté la provision de 3,8 M€ en 2012 et 2013 pour la rénovation de l’église du centre-ville, autrement dit le sauvetage du plus vieux monument de la commune. Construite au début du XVIe siècle, peinte en 1930 par Maurice Utrillo dans le tableau l’« Eglise de Stains », elle est fermée au public depuis dix-sept ans à cause de risques d’effondrement.

Pour visiter l’édifice, qui est consolidé à l’extérieur comme à l’intérieur par des étais, il faut aujourd’hui un casque de chantier et quelques précautions. La partie droite des voûtes est supportée par des étais en bois, l’escalier menant vers l’orgue est soutenu par des échafaudages, la plupart des piliers ne sont pas droits, la cloche est déposée, quelques trous témoignent de récentes fouilles archéologiques…

Sans son carrelage et sans ses chaises, déménagées dans la petite chapelle attenante pour les messes quotidiennes, Notre-Dame-de-l’Assomption impressionne par sa nudité. « Les vitraux et le mobilier du XVIIIe siècle, dont un splendide maître-autel et un retable classés, sont à l’abri dans un atelier de restauration », précise Daniel Lefèvre, architecte en chef des Monuments historiques.
 

Le président de l’association « Pour que renaisse notre église en centre-ville », Marcel Thirion, et le nouveau curé de Stains, Jacques Braem, dans l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, fermée au public depuis 1995.

Sous sa houlette, le chantier de restauration doit être lancé en mai et durer deux ans, avec une vingtaine d’ouvriers et d’artisans en permanence. « Il sera à la fois très complexe et spectaculaire, annonce Daniel Lefèvre. Nous allons remplacer les murs remplis de gypse et de ciment - à la suite d’une restauration dans les années 1970 - par des murs en pierre, tout en conservant les voûtes et le toit. Et pour stopper les effondrements et les tassements, dus à des mouvements importants du sol, nous allons construire une dalle sous tout l’édifice. »

Les travaux de rénovation avoisineront les 5 M€, ajoutés aux 500.000 € de l’étude de faisabilité menée en 2010. La reconstruction du clocher, détruit en 1952, reviendrait à 1 M€ supplémentaire. L’église étant une propriété municipale puisque bâtie avant la loi de 1905, c’est la ville qui prend tout à sa charge.

« C’est un effort considérable pour une municipalité modeste comme Stains, rappelle Antoine Zamichiei, directeur des services techniques municipaux. Cela revient à construire trois centres sociaux, cela fait forcément réfléchir. Mais les Stanois y sont très attachés. »

Le président de l’association « Pour que renaisse notre église en centre-ville » ne peut qu’abonder. « C’est l’un des derniers témoins du passé de Stains, rappelle-t-il. Et c’est un lieu important pour la vie de la commune. Avant sa fermeture, il y avait outre les messes et les fêtes paroissiales, des concerts et même des pièces montées par le Studio Théâtre tout proche. » Marcel Thirion se bat ainsi depuis plus de dix ans pour convaincre la mairie de sauver l’église. En 2005, la pétition lancée par l’association avait recueilli pas moins de 6000 signatures.

Eric Bureau,
Le Parisien - 25 février 2012


► A écouter Jeudi 1er mars sur Radio Notre-Dame (100.7) à 7h06, 8h52, 13h15, 20h20, le reportage d'Eléonore Veillas. Avec Michel Beaumale, Maire de Stains, Daniel Pizivin, prêtre sur le secteur de Stains-Pierrefitte, Marcel Thirion, président de l'association "Pour que renaisse notre église en Centre-ville".
 

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Ecouter le reportage