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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Les prêtres étudiants venus de l'étranger ont rencontré notre évêque

Le 22 décembre 2012, ces prêtres venus d’un autre continent étaient invités par Mgr Pascal Delannoy. Trois d’entre eux témoignent…

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Jean-Marie Samarwa, est prêtre du diocèse de Kabgayi au Rwanda, depuis 2004. Après un baccalauréat canonique en théologie, il est envoyé en 2007 en France par son évêque pour suivre des études de philosophie à l’Institut catholique de Paris.

Témoignage…

« Le 22 décembre 2012, notre évêque a invité les prêtres étudiants étrangers œuvrant dans le diocèse de Saint-Denis. Bien que ce fût une journée bien pluvieuse, nous avons été réchauffés par un chaleureux accueil que nous ont réservé Mgr Delannoy ainsi que le vicaire général, le père Doussal. Nous avons partagé un merveilleux moment pendant lequel nous avons échangé nos idées, nos expériences de vie et nos missions pastorales, partagé la table et la convivialité, etc. Cette rencontre m’a personnellement beaucoup appris humainement surtout par la grande simplicité de notre évêque et du vicaire général, leur présence humble et attentionnée, leur capacité d’écoute et de partage… Spirituellement aussi, bien sûr, puisqu’il est toujours agréable aux prêtres que nous sommes de nous sentir soutenus dans nos missions pastorales et de sentir que nous partageons, avec notre évêque et notre vicaire général, la même aventure au service de la Parole et du peuple de Dieu. Qu’ils en soient grandement remerciés.

Etudes et vie pastorale
Après une licence en philosophie (2009) et un master en philosophie (2011), je suis actuellement en train de faire une thèse de doctorat en philosophie à l’Institut catholique de Paris ainsi qu’un master d’économie à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Depuis mon arrivée en France en 2007, j’ai passé quatre ans à la paroisse Saint-Jacques du Haut-Pas (Paris 5e) où j’ai partagé la vie pastorale avec mes confrères et les fidèles, en particulier la pastorale des petits-enfants et des jeunes en aumônerie de collège-lycée. C’est au bout de ces quatre ans d’une riche et intense immersion pastorale en plein cœur de Paris que j’ai voulu faire une autre expérience pastorale ailleurs qu’à Paris, et c’est dans ce cadre que j’ai été envoyé à Bondy en septembre 2011. Dans nos paroisses à Bondy, je partage avec mes confrères l’essentiel des missions du prêtre en paroisse (messes, obsèques, Ecole de la Parole,…), et, depuis septembre 2012, mon curé m’a confié la responsabilité de l’aumônerie des lycéens et des confirmands. Avec cette vie pastorale riche de rencontres et de partage, je peux donc dire que je me sens bien épanoui dans ma vie de chrétien et de prêtre. »

 

Mackenzy Célestin, né en 1969, est prêtre du diocèse des Gonaïves en Haïti, depuis 1998. Après six ans d’études de philosophie et de théologie au Grand Séminaire Notre-Dame à Port-au-Prince, Mackenzy est vicaire de deux paroisses durant 3 ans et curé durant 9 ans. Il enseigne également en collège et lycée… et est trésorier d’un club de Football. En France depuis septembre 2010, le père Mackenzy prépare un master en sciences de l’éducation à l’Institut catholique de Paris.

Témoignage…

« Ce qui m’a le plus marqué dans la rencontre avec Mgr l’évêque et le vicaire général, c’est la simplicité. Ils ont commencé par me présenter une carte du département et du diocèse, avec l’emplacement des paroisses et des confrères affectés sur tel ou tel lieu. J’ai apprécié cet échange sur la connaissance des personnes. Souvent, on est là et personne ne te demande ce que "tu vends dans ton panier" ; tu restes parfois seul dans la foule. Cette rencontre nous a fait quelque peu sortir de l’anonymat et du silence. Cette approche se fait peu en paroisse, en ce sens cette initiative du diocèse est remarquable.
Durant le repas, le dialogue à été très fructueux, surtout par son caractère informel. Le diocèse ne se limite pas à nous donner les moyens de poursuivre nos études, mais ses responsables croient aussi que, même de passage, nous pouvons enrichir par nos expériences l’Eglise de Saint-Denis. L’unité de l’Eglise et la communion de l’Eglise universelle sont là. Rire, manger, dialoguer ensemble n’a pas valeur de synode, mais ces rencontres enrichissent l’Eglise, font tomber les murs de préjugés, créent des espaces de fraternité.
Merci encore au père évêque et au vicaire général, qui ont su créer cet espace d’expression et de convivialité sacerdotale. Sans la communication, il n’y a pas de fraternité, ni de communion et de vivre ensemble. J’espère que cette ouverture débouchera sur une collaboration améliorée pour le service et le plus grand bien du Peuple qui nous est donné en partage.

Ma vocation sacerdotale
Aujourd’hui encore, je réfléchis sur un mystère que je ne comprendrai peut-être jamais : comment cela est arrivé ? Très jeune, j’ai découvert l’Eglise grâce à mes parents, mais tout a commencé véritablement au lycée à l’âge de 13-14 ans. Un inconnu, devenu copain par la suite, m’avait provoqué en duel (combat au poing) à la sortie de classe. Ce que j’ai accepté. Pour moi, c’était une question d’honneur ! Nous étions alors en 1983. Le rendez-vous était connu de tout l’établissement, mais au lieu fixé une bande de supporters surexcités a contraint Jean-Bernard, mon adversaire, à tout abandonner. La foule, déçue de cet abandon, l’accusait de lâcheté… Plus tard, le même Jean-Bernard m’invitait à rejoindre le Mouvement eucharistique des jeunes… Tout a commencé pour moi par la grâce de cette invitation.

Ma vie pastorale en Seine-Saint-Denis
J’ai tout d’abord passé deux ans à Montfermeil, avec des confrères très accueillants et dynamiques. J’y ai découvert l’Eglise de France avec ses valeurs et ses fragilités. Ce mot de fragilité m’a beaucoup frappé et m’a rendu humble. Se reconnaitre fragile est déjà une grande vertu. J’ai vécu de grands moments à la paroisse : les célébrations du dimanche, les préparations au baptême, les fêtes d’associations, les invitations des fidèles et les sorties avec les jeunes (Jambville, Lourdes et l’inoubliable Taizé). Des temps forts dans ma vie sacerdotale et de chrétien, un moyen de positiver sur les jeunes, et comprendre qu’il existe chez eux des dispositions au spirituel quand la simplicité leur paraît une évidence, quand les formes décontractées dévoilent le Mystère.
Actuellement au Pré-Saint-Gervais, la première chose qui m’a marqué c’est l’église, un joyau du diocèse, retiré, caché, peut-être pour protéger sa beauté intérieure… J’ai découvert ici une équipe dynamique, avec la particularité que les gens chantent, participent, comparativement à d’autres églises où les célébrations sont plus froides. Ma grande inquiétude en arrivant en France était celle-ci : les gens ne chantent pas ! Cette participation est quelque chose à encourager et à favoriser. J’ai été très bien accueilli par les fidèles qui ont le sens de la responsabilité, de l’engagement et du dévouement. Trois mois ne me permettent pas de tout comprendre, mais je sens déjà qu’il faut un "petit coup de jeune" pour assurer l’avenir. Je ne sais pas trop comment. Avec le modérateur, nous essayons de créer chez les jeunes un peu plus de créativité et de dynamisme. Il faut également que de nouvelles personnes s’engagent dans les divers services de la communauté : préparation au mariage, liturgie, accueil. Aujourd’hui responsable des différentes célébrations : sacrements et sacramentaux, je collabore avec l’équipe pastorale, liturgique et catéchétique pour garder la communauté en vie et mettre un peu plus de chaleur pour attirer, garder et mieux intégrer.

De France… en Haïti
Je prépare actuellement un master comme cadre éducatif. Je souhaiterais "porter" dans mon diocèse les valeurs d’éducation et d’intégration du sport, notamment celles du football. Le sport, là-bas, peut être un allié pour conduire une pastorale. 80% de la population, sur environ deux millions d’habitants, a moins de 17 ans. Comment transformer une passion en outil de motivation et d’éducation ? Ce ne sera pas facile, je le sais. »

 

Séraphin Nzungu Nzungu est prêtre du diocèse de Boma (République démocratique du Congo - RDC). Après des études de philosophie, de théologie au pays, et de contrôle de gestion à l’Institut catholique de Yaoundé au Cameroun, il poursuit actuellement un cursus en théologie à l’Institut catholique de Paris.

Témoignage…

« Dans la rencontre avec Mgr l'évêque, j'ai été très touché par sa simplicité. Il m'a accueilli à la porte de l’évêché puis m'a mis à l'aise pour la suite de notre échange, faisant même le service à table. A la fin de la rencontre, il nous a accompagnés jusqu'à la "grand route". Simplicité, sens de paternité, sens de service. Durant cet échange, chacun d’entre nous s’est exprimé sur divers sujets. Mgr nous a écoutés avec attention, sans orienter la discussion. Cela nous a permis de faire mutuellement connaissance, entre lui et moi, mais aussi entre moi et les autres confrères prêtres venant de pays et de diocèses différents. Mgr Pascal est un vrai Père pour moi comme pour chaque prêtre, avec un fort esprit d'écoute.

A la paroisse Saint-Martin à Sevran
Avec l'équipe sacerdotale et la communauté des fidèles, tout se passe bien. Après un nécessaire temps d'observation, je suis actuellement en charge de la pastorale.
Comme mes études à l’université me prennent trois jours par mois, je suis le reste du temps dans la paroisse. Suivant les besoins définis avec le père curé Michel Picard et le père Jean Saillant, je préside l'eucharistie en semaine à Saint-Martin à Rougemont et à Sainte-Elisabeth - un peu moins à Sainte-Elisabeth puisque je n'ai pas de moyen de déplacement pour m'y rendre de manière indépendante en semaine. A Rougemont, la messe a lieu le samedi soir, à Saint-Martin, Sainte-Élisabeth et à l’hôpital René Muret, le dimanche.
Je préside les messes, les célébrations de la Parole, les absoutes pour les inhumations, les confessions des chrétiens et des catéchumènes, sans oublier les échanges avec les chrétiens qui veulent parler à un prêtre. Je serai prochainement avec les catéchistes pour la catéchèse des enfants afin de les préparer aux différents sacrements. Et puis chaque matin, avec le père curé, nous récitons les laudes dans la petite chapelle. »