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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Noël : Un enfant pour la paix

Une préoccupation de tout pasteur, c’est le climat de violence ambiant pas seulement sur notre territoire mais à l’échelle de la planète, beaucoup de tensions internationales et de violences subies par de nombreuses populations dans le monde au nom d’un islamisme radical ou autre.

Pas de rapport entre le monothéisme et la violence. Dieu n’est pas seul. Dieu est le principe et la fin de l’existence de chaque personne humaine et de la communauté humaine tout entière, nous dit le concile Vatican I.

Le principe constitutif de Dieu, c’est l’amour, et l’amour reste toujours opposé à la violence. Notre engagement de croyant demeure celui d’invoquer l’Esprit Saint pour demander la force nécessaire pour annoncer la justice telle que Dieu la conçoit, fondée sur l’amour en affrontant toutes les causes de l’injustice et en acceptant le risque du témoignage.

Le Christ crucifié-ressuscité rend contradictoire, voire obsolète, la violence entre les Hommes au nom de Dieu. Comme le dit Saint Paul dans 1 Corinthiens 2, 2, la résistance de la foi contre la haine religieuse trouve sa force dans le témoignage de son échec en Jésus ressuscité. Dieu en personne rend notre rencontre possible et pacifiante avec lui. Dans la mort de Jésus Christ est mis en pleine clarté le principe que la lutte n’est pas entre les peuples pour la suprématie d’une ethnie sur l’autre, d’une culture sur l’autre, ou d’une religion sur l’autre, mais contre les forces du mal érigées en puissance et les égoïsmes de tout poil.

Dans son sacrifice pascal, Jésus a pris sur lui la violence du péché et les souffrances des Hommes. Relisons et méditons ce passage de 1 Pierre 2, 24-25 : « Il porta nos péchés en son propre corps sur le bois de la croix pour que ne vivant plus pour le péché, nous vivions pour la justice … » Au moment de rendre son dernier souffle, Jésus interdit aux disciples une réaction qui peut apparaître naturelle mais violente. Il dit à Pierre de remettre son épée au fourreau : « Est- ce que je ne dois pas boire la coupe que le Père m’a donnée ? » (Jean 18, 11)

L’agir de Dieu qui nous libère du mal et de la violence trouve son fondement dans l’être Trinitaire de Dieu. Comme le disait Monseigneur Rouet dans une homélie : « Nous ne sommes pas les choses de Dieu, les créatures de Dieu ou le produit de Dieu. Nous sommes pris dans l’intimité de Dieu. C’est dans la mesure où nous sommes pris dans la tendresse amoureuse de Dieu que notre cœur peut s’élargir à la dimension même du cœur de Dieu. »

Si j’avais un message à vous adresser à l’approche des fêtes de Noël, c’est de concentrer tous nos regards et nos actions mêmes les plus petites sur cet enfant de la paix.

Père Jean-Pierre Dalens,
Secteur Les Lilas, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais

Texte publié dans le journal de la paroisse Saint-Germain de Pantin « Avance au large » (décembre 2014)