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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Partages d'été

Au début de l'été, notre évêque Mgr Pascal Delannoy nous invitait à saisir cette opportunité offerte pour « que le temps des vacances soit un temps pour se retrouver avec soi-même au calme, avec le Seigneur et les autres pour apprécier ce qui a été vécu ». L'été s'achève maintenant avec la reprise des activités quotidiennes et le désir spontané de partager ce qui a été vécu...

Camp d'été sur les pas de Moïse

L’équipe d’animation du camp Bible au Fil, Pavillons-sous-Bois

Les Religieuses de l’Assomption en lien avec les paroisses de Bondy et Pavillons-sous-bois ont organisé un camp Bible pour des enfants de 7 à 12 ans  du 7 au 13 juillet 2014. Le Camp Bible est une proposition portée par les Religieuses de l’Assomption qui dépasse les frontières. Crée en Afrique de l’Ouest il y a 40 ans, puis vécu en Belgique depuis quelques années, Bible au Fil en est à son second lancement en Seine-Saint-Denis !

La paroisse de Saint Augustin a accueilli non seulement les Sœurs de l’Assomption mais également un Augustin de l’Assomption, deux Augustines de Notre-Dame de Paris, un séminariste, de nombreux laïcs jeunes ou âgés qui participaient à l’encadrement de ces 38 enfants accueillis… Des jeunes adolescents ont également profité du camp pour démarrer dans l’animation.  Merci aux paroissiens de nous avoir prêté ce beau lieu encore plus apprécié lorsque le ciel nous bénit de belles averses répétitives.

Abraham la première année et Moïse cette année en passant par Joseph. Que de chemin parcouru dans le temps et dans l’espace avec ces enfants! Sur une dizaine de jours, que de beaux visages rencontrés, que de cultures découvertes et même, grâce à Joseph et à Moïse, la découverte de la culture égyptienne qui nous a passionnée !

L’objectif est de transmettre la Parole de Dieu et d’aider les enfants à découvrir que cette semence de vie déposée en eux et appelée à grandir. La matinée était centrée sur l’écoute de la Parole de Dieu au moyen d’un diaporama accompagné d’une bande sonore. Puis, en petites équipes, les enfants exprimaient les questions, ce qu’ils avaient découvert, ce que l’histoire de la Bible pouvait leur apprendre pour eux aujourd’hui. Un temps en ateliers permettait de créer par une activité manuelle ou corporelle, quelque chose de la Parole de Dieu écoutée. Ainsi, les enfants ont pu danser, exprimer par leur corps, mimer, peindre, dessiner, fabriquer en décors d’église ou à travers des bricolages, ce qu’ils ont retenu de cette Parole déposée dans leurs cœurs.

La pédagogie de la vie en collectivité et l’apprentissage de l’ouverture à l’autre faisait partie de notre vie quotidienne. La journée était bien remplie. La matinée se terminant par  un repas ensemble, l’après-midi était rythmé par des grands jeux de détente tels qu’une chasse au trésor, un jeu de l’oie géant, une sortie au musée du Louvre pour découvrir l’antiquité égyptienne, des olympiades… ou tout simplement des balles aux prisonniers ou du foot ! Entre temps, les enfants aimaient beaucoup chanter et nous terminions la journée par un temps de relecture de la journée une prière. Les enfants repartaient chez eux vers 17h30. Les enfants étaient vivants, pleins d’énergie et vif d’esprit ! Ils nous ont surpris tout au long de la semaine par leur spontanéité et leur énergie débordante.

Les parents, les paroissiens et les amis ont pu profiter de la richesse de ce camp grâce à une fête le dimanche qui retraçait tout le chemin parcouru du lundi au samedi. Bible au Fil continuera sans doute l’an prochain. En effet, la vie de Moïse s’est conclue cette année par la sortie du peuple hébreu de l’Egypte. L’an prochain la suite de la vie de Moïse nous attend. On appelle à toutes les bonnes volontés qui auraient envie de tenter l’expérience : vous ne regretterez pas !

 

Le tour de France à vélo

Bernard Roussel, Sevran

Je suis parti cet été avec mon épouse dans le nord du Portugal et à l'ouest de l'Espagne. Nous faisons du camping (tente). Bien sûr que les contacts sont très fréquents avec d'autres campeurs ou des "locaux". Mais je voudrais plutôt vous parler de l'expérience que je vis actuellement. Je suis à la retraite, mon épouse travaille encore. C'est la quatrième année que je traverse la France à vélo. Cette année mon itinéraire est Bayonne, Brest par tout le long du littoral. J'ai déjà parcouru 500 km il m'en reste 900 environ.
Même si j'ai déjà une expérience, chaque année j'ai une " barre à l'estomac " avant de partir. Parce que je suis anxieux, c'est ma nature.
J'ai pris le RER jusqu'à Denfert-Rochereau. J'ai cru que l'ascenseur était en panne. Devant mon regard angoissé de monter l'escalier avec vélo et sacoches, une dame a appuyé sur le bouton de l'ascenseur en me disant : « Il fonctionne »
J'arrive devant la gare Montparnasse avec cette foule qui va et vient dans tous les sens, derrière moi j'entends une voix qui me dit «  »"bon courage Monsieur". Je me retourne pour remercier.
Le contrôleur du train arrive dans le compartiment spécifique vélo du TGV et me dit : « Bonjour Monsieur le cycliste » et il s'intéresse vraiment à ce que je vais faire.
Mais je peux parler aussi de cette fillette rencontrée sur une piste cyclable. Elle avait l'air effrayée de voir ce monsieur chargé de sacoches et qui devait affronter les difficultés de la piste. Quand je passe à son niveau elle me dit : « Bon courage Monsieur ! » Et son coeur y était.
Alors lisant ce dimanche 31 août St Paul aux Romains (12,1-2) qui nous invite à savoir reconnaître ce qui est bon, j'ai pensé à toutes ces personnes citées. Et je me suis dit que c'était la grâce de Dieu qui se manifestait, et qu'il fallait rester éveillé pour la voir et non pas considérer ces petits actes comme des banalités.

 

Une semaine pour faire germer les jeunes talents

Père Michel Stoeckel, Gagny

Cet été, j'ai accompagné comme prêtre le stage Evangélis "Révélateur de Talents" pour la 3ème année.
C'était la 13e édition de cette semaine proposée aux 13-18 ans de la région parisienne qui veulent développer leurs talents artistiques afin de les proposer au service de leurs paroisses ou mouvements.
Au cours du stage, les jeunes répartis en ateliers théâtre, musique, chant et arts plastiques apprennent ou perfectionnent leurs compétences et imaginent un spectacle donné aux parents et amis le dernier jour.
Un thème spirituel est développé quotidiennement pour conforter la foi des stagiaires et inspirer la création.La messe, la louange du matin, la relecture du soir rythment la semaine.
Les grands jeux, les veillées et les services donnent une respiration à cette expérience intense et exigeante.
L'équipe d'animation est constituée de jeunes adultes, souvent des anciens d'Evangélis. Des anciens, pas encore animateurs, appelés « 18+ », forment une équipe de soutien du stage : ils sont chargés de l'animation des jeux et des veillées, de tâches matérielles et surtout, d'entraîneurs des plus jeunes.

Cette année, nous étions accueillis par les Frères Missionnaires des Campagnes à La Houssaye-en-Brie dans des conditions très chaleureuses et agréables.

Le groupe de cet été était seulement de 16 jeunes appuyés par 7 « 18+ ». Animateurs et « 18+ » avaient choisi le thème de l'Apocalypse pour guider notre progression. Thème ambitieux et difficile et pourtant plein d'imaginaire.
Au cours de la semaine, nous avons expérimenté que ce thème comportait le risque de n'en rester qu'à une perception binaire de la vie et du projet de Dieu : les méchants de Babylone contre les bons de la Jérusalem Céleste. La réflexion des ateliers à conduit les jeunes à dépasser ce risque et à s'interroger sur ce qui n'est ni totalement bon ni totalement mauvais dans la vie et sur la nécessité de faire des choix après un discernement entre avantages et inconvénients de chaque option.
Cela s'est traduit dans le courant du stage par une réflexion sur l'homosexualité que les jeunes ont du mal à classer en bon ou mauvais, puis dans le spectacle par une scène d'interrogation sur les répercussions écologiques et économiques de l'usage d'engrais en agriculture !

Jusqu'au dernier moment, nous nous demandions tous si le spectacle pourrait passer la rampe et offrir un beau moment aux parents et amis venus le voir. Le résultat a été étonnamment beau et intéressant.
Les jeunes ont été chercher une énergie au fond d'eux-mêmes et une cohésion exemplaire dans leur désir de réussir leur expression.

A la base, Evangélis veut faire confiance aux jeunes pour réaliser des exploits et proposer du sens à la vie éclairée par la foi. Et cela porte des fruits. Certes, le travail et l'implication que cela réclame des animateurs est colossal, avec des nuits blanches pour mettre en forme ce que les jeunes ont fait émerger dans leur travail d'ateliers. Mais je salue l'équipe d'animateurs qui manifestent leur foi de cette manière active et humble. J'y trouverai une inspiration pour ma vie pastorale de cette année.
Vive la Vie et Gloire à Dieu !

 

 

Image du conflit israélo-palestinien

Père Jean Courtaudière, Saint-Denis

 

Un homme, assis, choqué, à l’hôpital al-Shifa, à Gaza ville, le 28 juillet 2014. Il avait aidé à apporter des corps d’enfants tués par un tir de missile près d’un parc, dans le camp de réfugiés de la Plage. Neuf enfants ont été tués ainsi qu’un homme âgé.

 

Marqués par les Frères Jaccard

Sylvaine et André Trioullier, Montfermeil

Nous avons pu en un mois quitter les horizons paroissiaux de Courtry/Montfermeil pour retrouver petits-enfants, puis soeurs, puis oncle âgé et amis d'Aix-les-Bains à Saint-Cyr-sur-Mer, des hauteurs cévenoles à Lourdes, puis Puyoö ( Bas Béarn)  et Bergerac...
Nous restons marqués par le contact heureux et plein d'amour du Christ et de Marie avec les Frères Jaccard... Les "prothésistes de Dieu " qui ont sauvé des dizaines de milliers de lépreux de la dégradation et de la honte en les guérissant par opération et en fabriquant des " prothèses à 5 dollars". Des dizaines de pays ont fait appel à eux... Les lépreux fabriquent eux-mêmes leur prothèse !

Et maintenant, ils vivent dans les Alpes au service de monastères des Soeurs de Bethléem sans que l'on parle d'eux.  Mais leur oeuvre se poursuit au secours de jeunes femmes forcées de se prostituer, qu'ils sauvent en finançant des ateliers de couture et autres qui donnent un métier. Alors si vous achetez une BD de leur vie à 14 € ou un DVD sur leur mission à 14€ vous faites vivre ces ateliers de Colombie et d'ailleurs ! En les achetant, vous aurez en plus leur bénédiction et communion de prière...qui n'est pas petite.

Propos recueillis par Anne-Marie Tossou