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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Un écho des fêtes juives d'automne à Jérusalem...

Ce dimanche matin, 23 octobre, la ville de Jérusalem se réveille un peu groggy après trois semaines de fêtes qui ont mobilisé toutes les énergies...

La vie ordinaire reprend ses droits : les écoles et les universités rouvrent, les entreprises, les magasins, les transports reprennent un rythme ordinaire.

Après la fête de Roch Hachana (Nouvel an) et les dix jours austères qui suivent, marqués par le recueillement et la gravité : retour sur soi et sur ses actions de l’année, demande de pardon aux frères offensés, vient le Grand Jour, le Yom Kippour (jour du Grand Pardon). Il est caractérisé par un jeûne de 25 heures et un arrêt total de tout le pays (même l’aéroport international est fermé ce jour-là) et un grand silence dans toute la ville. On entend juste les chants magnifiques sortir des nombreuses synagogues, débordantes de fidèles. L’office commencé la veille au soir, dure sans interruption toute la journée, avec des demandes solennelles de pardon à Dieu répétées plusieurs fois.

Kippour à peine terminé, les familles s’activent pour construire la Soukka (cabane) dans le jardin, sur le balcon, dans laquelle elles prendront leurs repas et parfois y dormiront pendant les huit jours de la fête de Soukkot (fête des Cabanes), en mémoire du temps passé au désert par le peuple après sa sortie d’Egypte. La ville explose alors de joie, partout dans les rues des chants, des danses… beaucoup prennent leurs vacances à cette période et des juifs du monde entier convergent vers Jérusalem.
Les rues sont remplies par les cris des enfants, le nombre de jeunes familles est très impressionnant, les jeunes étudiants des yeshivot (écoles supérieures talmudiques) chantent et dansent autour des rouleaux de la Torah… La prière, sans cesse au cœur des ces jours, est particulièrement saisissante lors de grandes célébrations au Kotel (Mur occidental) en particulier la bénédiction des Cohanim (prêtres) reçue par toutes les familles rassemblées pour cela :


« Que le Seigneur te bénisse et de garde !
Que le Seigneur fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce !
Que le Seigneur te découvre sa face et t’apporte la paix ! »
Nombres 6, 24-26


Danielle Guerrier,
Déléguée diocésaine pour les relations avec le judaïsme,
(depuis Jérusalem)