Le voyage apostolique du pape Léon XIV en France s’est déroulé du 25 au 28 septembre 2026 et comptait pour étapes : Paris, Saint-Denis, l’UNESCO, Lourdes et à Metz. Revivons un peu de ce voyage, qui a marqué la France entière !
Léon XIV en France : alimenter le feu de ces quatre jours
Plus d’un million ! C’est le nombre de personnes qui se sont déplacées pour venir à la rencontre du pape Léon XIV, entre le 25 et le 28 septembre 2026. Parmi eux, 80 000 jeunes se sont rendus au stade de France pour une veillée de prière ; 800 000 visiteurs se sont retrouvés sur les Champs Élysées, pour la messe en plein air.
C’est avec joie et espoir que les 18-35 ans du 93 se sont mêlés à la foule, notamment lors de la veillée du 25 septembre. Jouant à domicile dans ce stade mythique, et mis à l’honneur par notre évêque et les organisateurs, ils ont pu écouter, prier, danser, chanter, avec et pour le Saint-Père. Entre feux d’artifice, mises en scène théâtrales, interventions de célébrités et temps de recueillement portés par 2 500 choristes, ils ont su donner de la voix, contribuant ainsi à cette soirée spectaculaire. Le lendemain, nombreuses sont les paroisses du diocèse qui ont cheminé vers les Champs Elysées, avec, comme signe de ralliement, des pans de wax, floqués à l’image du Pape.
Si certains se préparaient depuis des semaines à accueillir le successeur de saint Pierre, d’autres se sont surpris eux-mêmes à attendre, debout, des heures durant, la venue d’un chef d’État septuagénaire, détenant les clés d’une Église avec laquelle ils ne sont pas toujours alignés. C’est notamment le cas d’une pasteure protestante, qui s’est rendue compte qu’elle brandissait le petit drapeau blanc et jaune du Vatican, lors du passage du Pape. Galvanisant les foules – des plus dévots aux plus circonspects, des plus riches aux plus pauvres, des citoyens libres aux prisonniers, des lycéens aux retraités, des migrants aux personnes bien établies –, la venue du Pape restera le symbole d’un moment d’unité, qui dépasse largement les murs de nos églises. Qui d’autre, en ce monde, pourrait se targuer d’un tel engouement ?
C’est pourtant avec humilité et émotion que le Saint-Père s’est adressé aux foules qui se pressaient pour le voir. Donnant l’impression de se laisser toucher par celles et ceux qu’il rencontrait, Léon XIV a offert à l’Église un visage humain. Les yeux humides et le sourire aux lèvres, il a consacré tout son temps à la rencontre des Français, de tous les Français. Ainsi, au Stade de France, il a pu saluer les catéchumènes qui ont défilé en nombre, répondre aux questions de jeunes adultes engagés, apporter des éclairages à toute personne qui s’interroge sur le sens de sa vie.
Pourtant, quelques semaines après, que retenir de la venue du Pape ? C’est ce que se demande, comme bien d’autres, Dominique, Montreuilloise déléguée à l’assemblée provinciale pour le catéchuménat, qui a du mal à savoir que penser de ces jours exaltants. « C’est étonnant, car sur le coup, j’ai été très enthousiasmée de rencontrer le pape et par cette vie d’Église. Mais juste après, je ne savais plus très bien quoi penser : j’ai dû aller relire tout ce qu’il avait dit ! » Et si, à notre tour, nous nous replongions dans les paroles du Pape, pour alimenter le feu allumé ce week-end-là ?
Avant de nous replonger dans les paroles du saint Père, nous pouvons être sûrs que sa venue a inconsciemment nourri notre confiance en la société. Savoir que nous avons pu vivre, ensemble, un temps de partage et d’amitié, réveille l’espoir d’une unité possible malgré nos divergences. La réunion de tous, autour d’un même mot d’ordre : « Pour que le monde ait la vie », a été comme une piqûre de rappel : dans nos sociétés divisées, dans notre monde en chantier, nous, chrétiens de tous bords, tendons tous et d’abord vers la vie.
En plus des rencontres faites lors de cette venue, des anecdotes qui nous resterons en tête et des drapeaux vaticanais qui habilleront nos maisons quelques temps encore, le Pape a délivré des paroles fortes à travers la France. Au cœur de ses discours, nous avons retenu huit points, pour accompagner nos prières, nos réflexions et nos actes, dans les semaines, les mois ou les années à venir. Car incarner la foi de l’Église est, en réalité, le programme d’une vie !
Huit points abordés par le Pape en France
- Chérir la diversité, un pilier de la France.
- Éduquer, s’éduquer : c’est-à-dire former des hommes et des femmes qui soient libres et responsables de leurs actes, en replaçant toujours la personne humaine au cœur de chaque réflexion.
- Agir pour la dignité : avancer, en gardant en tête que renier la dignité humaine, c’est mettre en danger la vie, la paix.
- Accueillir la vie sans condition et défendre celles et ceux qui n’ont pas de voix. La vie de chacun est la responsabilité de tous.
- Ne pas céder à la résignation face à la souffrance humaine. L’indifférence ne peut être un chemin de vie. La violence n’étant pas non plus une solution souhaitable, promouvons « une paix désarmée et désarmante ».
- Prier et préserver sa vie intérieure, pour répondre aux missions qui nous attendent.
- S’engager pour transformer nos peurs en espérance. En s’engageant avec et auprès des autres, nous nous rendons compte que la fragilité humaine nous rapproche. Nous nous reconnaissons ainsi tous frères et sœurs dans la Création. En nous mettant en route, souvenons-nous qu’« il n’existe aucun échec dont Dieu ne puisse nous relever ».
- Veiller, renoncer aux tentations du repli sur soi. L’identité de l’Église est toujours d’être en sortie. Sortir, c’est accueillir l’étranger et le marginal. Chrétiens, il nous faut apprendre à « vivre l’hospitalité non comme un geste occasionnel, mais comme la forme même de [notre] existence. » Le Pape nous invite ainsi à être les gardiens d’une maison ouverte.
Par sa simple venue et par ses mots, Léon XIV a été porteur d’unité, de vie et d’espérance. C’est peut-être l’ultime message qu’il nous délivre : nul besoin de faire des choses extraordinaires pour porter le message du Christ, pour être ses témoins, pour être « les saints de France » (pour reprendre les mots que Léon XIV a utilisé au Stade de France). Aller et voir, rencontrer, écouter, apprendre des autres, entendre leurs souffrances ; n’est-ce pas aussi une manière de répondre à l’une des premières invitations de Jésus : « Venez et voyez » (Jn 1,39) ?
Sophie Pelloux-Prayer
Vendredi 25 septembre : Paris et Saint-Denis
Trajet en papamobile jusqu’à Notre-Dame de Paris




Vêpres solennelles à la cathédrale Notre-Dame de Paris




Grande veillée de prière avec les jeunes au Stade de France à Saint-Denis




En images : La veillée de prière des jeunes au stade de France
En images : Louange, danse, témoignages et prière à la basilique-cathédrale Saint-Denis
Samedi 26 septembre : Paris
Visite à la Maison Bakhita, à Paris




Assemblée ecclésiale provinciale




Messe solennelle en plein air sur la place de la Concorde




Un moment de communion nationale : la messe du pape Léon XIV sur les Champs-Elysées
Les bonnes nouvelles du diocèse de Saint-Denis : Episode 2 » La visite apostolique du pape Léon XIV »
Léon XIV à Paris – Aftermovie
Lourdes : Prière à la grotte




Dimanche 27 septembre : Lourdes






Salut du pape Léon XIV aux malades et aux accompagnateurs
Lundi 28 septembre : Metz
Rencontre interreligieuse au Centre Metz Congrès Robert Schuman.




Conférence/rencontre « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité »




Messe de clôture à la cathédrale Saint-Étienne de Metz




Léon XIV en France | Partie 1 : l’émotion
Léon XIV en France | Partie 2 : l’héritage
Souvenirs du voyage du Pape : des tissus en wax à la vente dans le diocèse !

Le diocèse de Saint-Denis-en-France vous propose toujours d’acheter des tissus en wax pour récolter les fonds manquants pour la visite du Pape en France. Aujourd’hui, il manque encore quelques millions d’euros pour couvrir le coût de la venue du Pape. Par votre achat, vous permettez concrètement de soutenir cette rencontre le voyage du Pape.