Du 12 septembre au 4 octobre 2026, la communauté juive célèbre ses fêtes les plus solennelles. Comme à l’habitude, les communautés chrétiennes sont invitées durant cette période à tisser ou renforcer des liens amicaux avec des personnes ou des communautés juives de leur entourage, notamment par l’envoi de cartes de vœux et d’affiches.

Des cartes et affiches gratuites sont à la disposition à la Maison diocésaine, à Bondy, (table dans le patio) ou peuvent être envoyées aux paroisses ou aux mouvements par courrier postal, sur simple demande. Courriel : sdrj93@saint-denis.catholique.fr.
Rosh Hashana, Nouvel An juif, 12 – 13 septembre 2026
Littéralement « tête de l’année », cette fête dure deux jours et marque le commencement de l’année civile. On se souhaite une bonne année, Shana tova, douce comme est suave la pomme trempée dans le miel.
Roch Hachana commémore la création du monde et la naissance de l’humanité. L’homme partenaire de Dieu est responsable de l’achèvement de l’œuvre commencée par Dieu.
Cette fête est austère : elle rappelle à l’homme son statut de créature, soumise au jugement qui l’inscrira (ou non) dans le « Livre de Vie ». C’est pourquoi on se souhaite, en ces premiers jours de l’année, une inscription dans ce Livre.
La liturgie est dominée par l’écoute du shofar (corne de bélier) : un appel au secours émouvant « Père, au secours, sauve-moi, Père », disait le Baal Shem Tov, avec la reprise sans cesse de cette prière « Notre Père, notre Roi », que l’on redira à Kippour.
Rosh Hashana ouvre les « dix jours redoutables », où chacun est invité à une transformation de sa vie intérieure, par un examen de conscience fouillé, quotidien, et en communauté. Cette teshouva est un retour vers Dieu, vers soi-même et vers ses frères, à qui on est tenu d’aller demander pardon pour les fautes commises.
Yom kippour, Le grand pardon, 20 septembre
C’est le jour le plus solennel du calendrier juif, caractérisé par 25 heures de jeûne et de prière à la synagogue, où toute la communauté est réunie pour faire aveu de ses fautes envers Dieu. Le soir, les portes de la miséricorde s’ouvrent : vous êtes pardonnés.
Soukkot, fête des Tentes du 25 septembre au 2 octobre
C’est une des trois fêtes de pèlerinage où les enfants d’Israël montaient à Jérusalem pour chanter et louer Dieu ; à Soukkot ils font mémoire des quarante années passées au désert, avec pour seule protection la nuée divine qui les conduisait. Soukkot est une marche vers la plénitude du salut pour toutes les nations et de la bénédiction qui sera accordée au 7ème jour de Soukkot, à Hoshana Rabba. Un jour, toute l’humanité se retrouvera à Jérusalem et reconnaîtra la souveraineté du Dieu d’Israël, Un et Unique. C’est une vraie fête messianique !
La soukka, la cabane, est petite, fragile, éphémère, laissant passer la lumière du ciel. Y habiter c’est se réfugier dans les bras de Dieu, goûtant tout son amour, comme sous la nuée au désert.
Le loulav est un bouquet de quatre espèces : cédrat, palmier, myrte et saule, représentant toutes les sortes de juifs ! Tenues bien ensemble et agitées au son des psaumes et hymnes de louange, elles signifient l’unité du peuple juif, chacun prenant conscience de sa responsabilité qui le relie à l’autre.
Simhat Torah, la joie de la Torah, 3 au 4 octobre
Ce jour de clôture de la fête est marqué par la joie, les danses, les chants et les processions autour des rouleaux de la Torah, tous sortis de l’Arche Sainte, et portés par les fidèles. Les enfants pressent sur leur cœur une petite « Torah » comme une poupée.
On lit la dernière section du livre du Deutéronome (Dt 33,1 – 34,12) qui conclut le cycle annuel de lecture. Et aussitôt, un deuxième rouleau est apporté et déroulé pour commencer le cycle de l’année liturgique nouvelle avec les premiers versets de la Genèse. (Gn 1,1 – 2,3)