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Mercredi des Cendres, le 18 février : entrée en Carême

“Convertissez-vous et croyez à l’Évangile”. Le Mercredi des Cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres sur le front des fidèles, pour signifier la fragilité de l’homme, et l’espérance en la miséricorde de Dieu. En 2026, il est fêté le 18 février.

On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Il demande alors à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.

Le texte de Matthieu 6,1-18 est lu lors de la célébration des Cendres. Ce texte structure parfaitement les trois pratiques évangéliques (aumône v.2-4, prière v.5-15, jeûne v.16-18) auxquelles nous sommes plus particulièrement invités durant les quarante jours du Carême (les dimanches ne sont pas des jours de carême), qui nous conduisent à la fête de Pâques.

Qu’est-ce que le Carême ?

“Le Seigneur a dit : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs » (Mt 9,13). Il n’est donc permis à aucun chrétien de haïr qui que ce soit, car personne n’est sauvé autrement que grâce au pardon des péchés… Que le peuple de Dieu soit donc saint, et qu’il soit bon : saint pour se détourner de ce qui est défendu, bon pour accomplir ce qui est commandé. C’est une grande chose, certes, d’avoir une foi droite et une doctrine sainte ; il est très louable de réprimer la gloutonnerie, d’avoir une douceur et une chasteté irréprochable, mais toutes ces vertus ne sont rien sans la charité…

Mes bien-aimés, tous les temps conviennent pour réaliser ce bien de la charité, mais le carême nous y invite plus spécialement. Ceux qui désirent accueillir la Pâque du Seigneur avec la sainteté de l’esprit et du corps doivent s’efforcer avant tout d’acquérir ce don qui contient l’essentiel des vertus et qui « couvre la multitude des péchés » (1P 4,8). C’est pourquoi, au moment de célébrer le mystère qui surpasse tous les autres, celui par lequel le sang de Jésus Christ a effacé nos fautes, préparons en premier lieu les sacrifices de la miséricorde. Ce que la bonté de Dieu nous a accordé, accordons-le à ceux qui ont péché contre nous. Que les injustices soient jetées dans l’oubli, que les fautes n’entraînent pas le châtiment, et que tous ceux qui nous ont offensés ne craignent plus d’être payés de retour…

Chacun doit bien savoir qu’il est lui même pécheur et, pour recevoir lui-même le pardon, il doit se réjouir d’avoir trouvé quelqu’un à qui pardonner. Ainsi, lorsque nous dirons, selon l’enseignement du Seigneur : « Pardonne-nous nos offenses comme nous avons nous-mêmes pardonné à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), nous pouvons être sûrs que nous obtiendrons la miséricorde de Dieu.”

Saint Léon le Grand (? – vers 461), pape et docteur de l’Église
10e homélie pour le Carême (trad. bréviaire ; SC 49 rev)

Les chemins de Carême

  • La prière

La prière est un échange intime avec Dieu vécu en secret pendant le Carême (Mt 6,6). C’est entrer dans sa « chambre intérieure » pour écouter sa Parole, implorer le pardon, lui rendre grâce et intercéder.

  • Le jeûne

Le jeûne n’est pas une fin en soi, mais un moyen de se libérer des chaînes matérielles pour mieux écouter la Parole de Dieu et se tourner vers les pauvres.

  • Le partage, la charité, la miséricorde

Le but du jeûne n’est pas seulement la privation, mais le partage, l’aumône : ce que nous avons économisé, nous sommes invités à le donner à ceux qui jeûnent tous les jours. Profitons de ce temps de Carême pour développer la solidarité à l’intérieur de nos communautés ou à travers des associations ou des mouvements qui s’emploient à rejoindre et à servir les personnes diversement fragilisées.

  • La pénitence et la réconciliation

Le temps du Carême ne sera véritablement conversion que si nous allons jusqu’à l’accueil du pardon du Seigneur dans le sacrement de réconciliation. Ce sacrement reçu personnellement témoigne, pour la communauté chrétienne et pour tous les hommes marqués par l’échec et le péché, que le Dieu de Jésus-Christ ouvre largement Son pardon à tout homme de bonne volonté, qu’il n’y a pas d’échec définitif et que Dieu est plus grand que notre cœur.

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