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Actualités du diocèseLa rencontre Paris-IDF 2025

Un nouvel an avec les jeunes, pour la Rencontre européenne de Taizé 2025

« Szczęśliwego nowego roku ! »« З Новим роком ! » « Frohes neues Jahr ! » « Feliz ano novo ! » avez-vous peut-être entendu le 31 décembre ou le 1er janvier dans les rues d’Île-de-France ? Du 28 décembre au 1er janvier, 15 000 jeunes se sont retrouvés en région parisienne pour les rencontres internationales de Taizé. Venus d’Europe et d’ailleurs (plus de 1000 jeunes Ukrainiens ont fait le déplacement jusqu’à Paris !), près de 2000 d’entre eux ont été accueillis et hébergés en Seine-Saint-Denis.

Finir l’année autrement

Entre tourisme, temps de partage, découverte de lieux spirituels et interreligieux, prières et rassemblements, des milliers de jeunes de 18 à 35 ans ont souhaité passer une fin d’année « pas comme les autres », grâce à La Rencontre européenne 2025 de Taizé, à Paris et en Ile-de-France. C’est ce dont témoignent Barbara, une Hollandaise de 28 ans, et Johanna, une Allemande de 24 ans. Emmitouflées dans la basilique cathédrale Saint-Denis le 29 décembre au soir, elles ont traversé l’Europe en car pour vivre « un nouvel an autrement. » Si elles ne sont pas à leur coup d’essai (l’une vient pour la 4e fois à La Rencontre Européenne de Taizé, l’autre pour la 2e fois), les deux amies expliquent qu’elles souhaitaient prendre du recul sur l’année passée et finir « avec une expérience qui sorte du quotidien ». Elles trouvent dans La Rencontre de Taizé un juste équilibre entre temps pour soi et temps avec les autres. Après une journée d’ateliers dans la capitale, les jeunes femmes rejoignent la communauté des frères de Taizé pour prier ensemble, à Saint-Denis.

Réunis autour de Jésus-Christ

Ces prières rythment chaque journée. Jeunes et paroissiens se retrouvent matin et soir, dans des églises, des temples, des chapelles et des salles paroissiales, pour se recueillir et reprendre des forces. Bien caractéristiques de la communauté, les prières se font dans toutes les langues. Catholiques, protestants, orthodoxes et autres confessions chrétiennes s’assoient ou s’agenouillent dans un décor minimaliste : face à eux, la croix de Taizé et des lumignons. Entonnant des refrains qu’ils déclinent en variations, accompagnés de quelques instruments de musique, les frères offrent des instants de qualité, où chacun peut trouver sa place rapidement. « Les frères de Taizé nous invitent à aller à l’essentiel. La sobriété nous plonge tout de suite dans ce qui est vraiment important », nous confie une paroissienne de Seine-Saint-Denis. De fait, face à ce dépouillement, le regard ne peut s’accrocher qu’aux personnes qui prient, laissant comprendre facilement que l’important est ailleurs. Silence et douceur accueillent les croyants, et leur procurent « un temps pour reprendre du souffle, prendre de l’espérance, donner de l’espérance et trouver de l’amitié » (soulignait Monseigneur Laurent Ulrich, archevêque de Paris, le 30 décembre, à l’Accor Arena de Bercy).

Cette amitié se lie également tout au long de la journée, quand les jeunes se rendent d’atelier en atelier. Dans notre diocèse, trois lieux se sont transformés le temps d’une matinée. La basilique-cathédrale a donné jour à une pièce de théâtre ; des chorégraphies et des saynètes ont pris forme à Noisy-le-Sec ; pendant qu’au Raincy, les jeunes visitaient la synagogue.

A Clichy-sous-Bois : un accueil 5 étoiles, avec bus intégré, pour le plus grand bonheur des hôtes étrangers

Les paroisses sélectionnées pour l’accueil des jeunes devaient être situées à 1 heure de trajet maximum en transport en commun du centre névralgique de la Rencontre qu’était la salle Accor-Arena de Bercy à Paris où se sont déroulées les deux grandes soirées de prière avec les 15 000 jeunes les 30 et 31 décembre 2025 au soir. La paroisse de Clichy-sous-Bois était hors périmètre. Qu’à cela ne tienne ! Le P. Raphaël Grondin, curé de Clichy, et ses paroissiens ont résolu le problème en louant un car pour acheminer les jeunes de Clichy à Paris durant tout le temps de la Rencontre. Sur la chaine KTO, qui a couvert toute la Rencontre, le P. Raphaël et les jeunes étrangers accueillis témoignent de la formidable expérience vécue.

Un final grandiose et émouvant

Le 31 décembre, habitants des diocèses et étrangers, étudiants, professionnels et retraités, ont fêté le nouvel an ensemble, en paroisse, après une belle veillée de prière pour la paix, à quinze mille personnes, à Paris-Bercy. Durant les diverses fêtes paroissiales de la nuit de la Saint-Sylvestre, chaque pays a proposé une activité, pour le plus grand plaisir des participants : chants, danses, jeux…

À la fin de ces cinq jours bien remplis, les milliers de jeunes qui remontent dans les cars semblent ravis… et les paroissiens ne sont pas en reste ! Tout au long de l’événement, un lien s’est tissé entre les familles d’accueil et leurs hôtes. « Le monde est venu à nous ! » conclut une paroissienne montreuilloise, enchantée d’avoir vécu cette aventure. Mais un autre lien s’est également renforcé, entre celles et ceux qui ont hébergés des jeunes, entre celles et ceux qui ont organisé l’événement. Covoiturage, questions pratiques et organisationnelles, anecdotes amusantes sur des couacs liés à la langue : les Séquano-Dionysiens se sont échangés des nouvelles et ont partagé leurs expériences tout au long du séjour.

Tout au long de ces cinq jours, chacun a ainsi travaillé à la paix, en proposant un hébergement gratuit et sans condition, en apportant quelque chose de chez soi (un air ukrainien ou un biscuit polonais), en se rencontrant et en forgeant, pour certains, des débuts d’amitié… « Rendez-vous en Pologne l’an prochain ! » ont annoncé les frères de Taizé, pour poursuivre la construction d’un monde en paix, pour, créer, ensemble, une maison pour l’humanité, dans notre monde en guerre.[1] En attendant, les bénévoles, les familles d’accueil et tous ceux qui ont œuvré de près ou de loin à cet événement sont attendus le 17 janvier, à Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris, pour un temps de prières et de retrouvailles.

Quelques témoignages de pèlerins et organisateurs

Qui sont les frères de Taizé ?

Depuis 1940, la communauté œcuménique des frères de Taizé (ville de Bourgogne), propose aux jeunes (et aux moins jeunes) de se retrouver et de prier entre chrétiens, que l’on soit catholique, protestant ou orthodoxe. Œuvrant pour la paix, les frères travaillent à l’unité des chrétiens et, plus largement, à l’amitié entre les peuples.

Depuis décembre 2020, une petite fraternité des frères de Taizé s’est installée au presbytère de Sainte-Marthe des Quatre Chemins (3 rue Condorcet) à Pantin, sur l’invitation de notre ancien évêque, Mgr Delannoy qui souhaitait créer un lieu de prière et d’écoute dans cette ville.

Ils animent deux fois par semaine une prière au style méditatif, d’une durée d’environ 30 minutes. Il est possible (et nous vous encourageons à le faire !) de venir partager leurs temps de prière commune :

  • Mardi à 18h30
  • Dimanche à 18h30

Ils se déroulent en l’église Sainte-Marthe des Quatre Chemins, 118 avenue Jean-Jaurès, à Pantin (Métro ligne 7, station Aubervilliers-Pantin Quatre Chemins ou Bus 330 et 152 arrêt : Condorcet ou Bus 150, 170 et 249 arrêt : Quatre Chemins République).


[1] Vœu formulé par les frères de Taizé, dans la nuit du 30 décembre 2025.

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