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Pèlerinage à la basilique cathédrale Saint-Denis

Depuis le début de l'année, de nombreux groupes et paroisses se sont rendus à la basilique cathédrale Saint-Denis pour réaliser le pèlerinage auquel tous les diocésains sont appelés en cette année du Jubilé des 50 ans du diocèse de Saint-Denis et de la Miséricorde. Samedi 16 avril, les paroisses de Villepinte vivaient ce pèlerinage tant attendu. Des paroissiens racontent...

Les bras ouverts du Christ

Hélène

Nous nous sommes retrouvés à l’Eglise Saint-Vincent-de-Paul pour prendre le bus afin de partir à Saint-Denis.
Pendant le voyage, après avoir prié, nous nous sommes entretenus de tout et de rien, heureux d’être ensemble et de partager un moment unique. Arrivés à destination, nous nous sommes extasiés devant le fronton de la basilique restauré. Puis nous sommes entrés pour nous recueillir en attendant notre guide. Ce dernier nous a accueillis chaleureusement. Nous sommes retournés sur le parvis afin que le pèlerinage débute après distribution d’un fascicule de prières et de chants.

Le père Bertrand Collignon nous a alors fait approcher de la porte centrale, ouverte à l’occasion du Jubilé et de l’Année Sainte, et a commencé à nous faire comprendre la signification de la construction et des sculptures sur la façade. En effet, la basilique construite autour d’une plus ancienne sur l’ordre de Suger est novatrice dans sa conception et sa décoration. Elle servit de modèle à Notre-Dame de Paris et à Chartres. Férue d’histoire de l’art, le gothique n’avait pas de secret pour moi, mais là n’était pas le sujet. Nous venions pour comprendre spirituellement le message de la basilique.

La façade se décompose en trois niveaux : le premier comprend trois portes afin de visualiser la Sainte Trinité, le second possède rose et horloge pour signifier le temps humain qui passe mais compris dans la Lumière divine, le troisième permettait l’ascension vers le ciel avec les flèches qui existaient.

Le père Bertrand tout en nous faisant contempler la porte et le tympan centraux, nous les a expliqués. Sur la porte figurent les épisodes de la vie de Jésus avec la présence discrète de l’abbé Suger. Cette porte symbolise le Christ, porte au travers de laquelle il faut passer pour accéder au Royaume de Dieu. Sur le tympan, le Christ, les bras en croix, avec les calicots rappelant qu’à sa droite se tiennent « les bénis de son Père » et à sa gauche les exclus, expose les deux natures du Christ : divine et humaine. Ces deux natures sont encore rappelées par la figuration de la couronne d’épines et le Livre. La Cène sculptée en-dessous fait apparaître à nouveau le Christ qui s’est placé à l’extrême gauche. Dès lors, ayant été martyrisé comme un banni, un exclu, il permet à chacun de trouver grâce devant Dieu et donne espoir de devenir un béni. Son message est : « Je ne suis pas venu pour juger, mais pour sauver ».

Au-dessus la colombe prête à s’envoler nous apporte l’Esprit Saint si nous acceptons de nous approcher et d’ouvrir nos cœurs. Enfin l’ostie derrière l’agneau rappelle que le Christ est le berger et le pain de vie et qui « mange de ce pain ne mourra pas ».

Enseignés, nous avons passé la porte pour entrer dans la Basilique.
Nous nous sommes approchés du baptistère se trouvant dans une chapelle. Ce dernier est surmonté d’un magnifique vitrail illustrant le baptême du Christ par Jean le Baptiste avec la colombe de l’Esprit Saint rappelant également dans l’Ancien et le Nouveau Testaments le rite du baptême (l’eau est source de vie et nous lave de nos péchés et dans Jean 4, 13 : « qui boira de cette eau n’aura plus jamais soif ») avec un clin d’oeil aux temps contemporains, à la construction (enfin presque) puisque le baptême de Clovis est également illustré.

Puis nous nous sommes dirigés vers la crypte afin de voir les sarcophages retrouvés lors de fouilles et le lieu où a été enseveli saint Denis. Nous nous sommes arrêtés dans une abside pour voir la vie du saint illustrée. Nous nous sommes recueillis un moment.

Ensuite, nous sommes remontés pour aller au cœur haut voir les reliques de saint Denis où nous avons priés. Puis dans le chevet  nous avons admiré les vitraux contant l’Annonciation et illustrant les paroles d’Isaïe concernant l’Arbre de Jessé. Marie y figure également afin de symboliser le Temple qu’elle est devenue en ayant porté le Christ,  mais aussi l’Eglise, nouveau temple.

Enfin nous sommes descendus dans le cœur afin de voir le tombeau de Dagobert et de visualiser le remplacement de l’autel qui doit avoir lieu. En effet, le nouvel autel, fait de pierre et de verre, doit remplacer celui présent. La croix qui figurera sur le dessus sera de verre et laissera passer la lumière qui éclairera dans la crypte le tombeau de saint Denis.

Le roi Dagobert a souhaité être enterré dans la basilique (la première) pour obtenir l’aide, la protection et la sollicitude de saint Denis pour accéder au ciel.

Du chœur, on peut voir à droite une autre rose qui fait mention à nouveau de l’Arbre de Jessé, mais la symbolique de cette nouvelle rose rayonnante démontre que le Temple est universel.
Après une dernière prière, nous nous sommes quittés.

Si j’avais déjà visité la basilique pour admirer les tombeaux des rois de France et l’architecture et si je savais qu’au Moyen Age, les églises et autres monuments religieux étaient des livres ouverts, en couleurs, afin d’instruire les personnes, je n’avais pas compris que les sculptures et vitraux pouvaient avoir plusieurs interprétations. Ce pèlerinage a été fort et enrichissant. Je reste marquée par les bras ouverts du Christ, sur le tympan. Le Christ nous attend pour nous recevoir au creux de ses bras car il est « doux et humble de cœur et nous trouverons le repos pour nos âmes ».

Encore un grand merci au père Bertrand de la part de « ses pèlerins endormis ».

 

La tête et le coeur remplis de découvertes

Jean-Pierre

Nous étions 27 inscrits à prendre place dans le car pour sa première rotation, car qui nous emmenait à ce temps de retraite et de prière. Pas un absent et un départ retardé de cinq minutes seulement ! Un voyage sans embouteillages et nous voilà rendus à notre basilique cathédrale Saint-Denis avec un quart d'heure d'avance sur l'horaire prévu. Le père Bertrand nous attendait pour nous guider sur cet itinéraire de découverte spirituelle et de prière à travers ce grand monument de notre histoire. Certains parmi nous découvraient le monument avec admiration.

Le livret que nous recevons nous explique les étapes de ce parcours avec les textes et les chants qui y sont associées.

L'itinéraire commence sur le parvis, devant la Porte sainte, par la découverte de la richesse et de la signification de tous les décors sculptés sur le tympan et sur le décor de la porte elle-même.

Après le passage méditatif de la Porte Sainte, nous nous dirigeons vers le baptistère, où nous rejoint le père Guillaume, pour nous rappeler la signification de notre baptême ; après quoi nous commençons la visite en passant devant la tombe du premier évêque de notre diocèse, Mgr Le Cordier, puis en descendant dans la nécropole où reposent, autour de saint Denis, le roi Dagobert et nombre de ses successeurs. Nous faisons mémoire du martyr de Denis et de ses compagnons, et nous nous dirigeons ensuite vers le chevet, à l'étage supérieur, pour découvrir l'Arbre de Jessé et d'autres magnifiques vitraux qui nous racontent la Bible et l'histoire de l'Eglise.

Après quoi nous descendons dans le chœur pour admirer et comprendre la signification du gisant de Dagobert et le projet du futur autel. Une dernière halte devant la grande rosace du transept nord et nous prions Marie face à la magnifique vierge à l'enfant du chœur.
Il est temps pour le père Bertrand d'accueillir les passagers de la seconde rotation et nous terminons ce temps de pèlerinage par un moment de prière dans la nef, avant de rejoindre le car pour le retour sur Villepinte.
Ce bref pèlerinage a été vécu avec beaucoup d'intériorité par le groupe, et j'ai l'impression  que chacun repartait heureux, la tête et le cœur remplis de découvertes.

 

Un samedi autrement très enrichissant

Monique

Je me suis laissée emporter par les explications du père Bertrand et j’ai eu la sensation d’avoir vécu une nouvelle naissance avec le passage de la porte vers la miséricorde de Dieu. C’était un moment intense, plein d’émotion. Et puis il est toujours bon de revoir cette histoire car des choses m’avaient échappé telle la présence de ce troisième roi Josias. C’était, cette fois, un samedi autrement très enrichissant et priant.
 

Le bon berger a appelé ses brebis à sa suite

Étienne

Une fois de plus j’ai découvert que vivre dans l’amour du Christ, c’est tout accepter, le suivre dans la prière. Il y a toujours le bonheur quand on lui fait confiance

Je suis émerveillée à chaque fois que je me retrouve devant la chapelle de la Vierge.
Si nous nous sommes retrouvés en communion dans cette basilique c’est que le bon berger a appelé ses brebis à sa suite.

 

Éprouver la même foi malgré les siècles

Soeur Michiko Imashima (Marie Auxiliatrice)

Merci beaucoup père Bertrand Collignon. Grâce à toi, j’ai connu « le bon roi Dagobert » et « l’abbé Suger » avec leur foi qui est comme la nôtre : Dieu est miséricorde pour toujours. En tant qu’étrangère, je n’ai jamais chanté « Dagobert », alors leurs noms ne m’étaient pas familiers, mais quand tu nous as montrés qu’ils sont présents dans le portail, dans un vitrail ainsi que près de l’autel. Il me semblait qu’ils étaient proches de nous, qu’ils voulaient se raccrocher à Jésus par l’amour et par la foi comme nous. C’est formidable d’éprouver la même foi malgré les siècles qui nous séparent.  Il y avait beaucoup de sarcophages autour de celui de Saint Denis. Tu nous as expliqué que les fidèles de cette époque voulaient être enterrés auprès de lui. 

Ton explication devant le portail du jugement dernier est aussi inoubliable. Bien que je n’aie pas pu retenir tous les commentaires, certaines remarques ont résonné en moi : la miséricorde de Jésus, si grande qu’Il s’est déplacé toujours plus vers la  gauche jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne à sa gauche; le lien entre l’alliance du sacrifice des animaux et la nouvelle alliance qu’est le corps du christ l’agneau de Dieu. Le mystère de l’alliance est signifié par la fraction de ces deux sacrifices.

Grâce à cela, lorsque je suis entrée par la Porte sainte entrouverte, j’ai eu l’impression de passer entre le pain rompu, à travers la mer séparée, vers la vie, vers la lumière.

Je prie pour ta mission passionnante et pour les pèlerins, afin qu’ils puissent recevoir la grâce de cette année de la miséricorde par ton service. Merci encore.

 

Comblée de joie

Germaine

Vivre ce pèlerinage m’a comblée de joie tant il était riche historiquement et spirituellement.

Depuis notre départ de la paroisse Notre-Dame de l'Assomption, l’unité du groupe s’est amplifiée au fur et à mesure des étapes commentées par le père Bertrand qui nous avait accueillis.
Durant tout ce parcours, j’ai vécu des moments intenses, pleins d’émotions.
En passant par la Porte sainte, j’ai eu cette impression que notre Dieu Miséricordieux m’accueillait, à l’intérieur de la basilique, et me signer avec l’eau du baptême, me faisait vivre une renaissance.

Notre retour à Villepinte fut joyeux dans le car au rythme de l’hymne du Jubilé « Par l’Esprit créateur ».
Nous étions tous heureux d’avoir vécu ce temps de partage et de communion les uns avec les autres.
Un grand merci au père Bertrand.