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Sur les pas de sainte Thérèse d'Avila

Trente pèlerins du diocèse ont participé au pèlerinage retraite organisé en Castille (Espagne) du 6 au 11 avril à l'occasion du 500e anniversaire de la naissance de sainte Thérèse d'Avila pour mieux la connaître à travers son œuvre et découvrir ou approfondir la spiritualité du Carmel. Plusieurs d'entre eux nous partagent ce qu'ils ont vécu ensemble et personnellement...

Ces jours de grâce...

Bénédicte Richoux

Heureuse proposition du diocèse que cette retraite pèlerinage sur les pas de sainte Thérèse pour les 500 ans de sa naissance.
J'ai vécu avec bonheur ces temps de partage fraternel avec mes frères et soeurs venus des quatre coins du diocèse : temps de partage, temps de prière liturgique mais aussi temps d'oraison guidée par Anne-Marie (Petitjean, déléguée diocésaine à la spiritualité, ndlr) : véritable école de prière. J'ajouterais aussi, bien sûr, les temps de découverte et de visite de ces magnifiques villes d'Avila et de Salamanque avec des guides remarquables.
Ce fut vraiment un temps de ressourcement à l’école de sainte Thérèse,  maîtresse d’oraison, guide sûre et humble de la vie spirituelle.
Je connaissais un peu sainte Thérèse par des biographies, mais après cette rencontre j'ai le profond désir d'approfondir sa spiritualité et d'essayer d'en vivre.
« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante : tout passe, Dieu, Lui, ne change pas.
La patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien,  Dieu seul suffit » (sainte Thérèse de Jésus).

Merci aux services des pèlerinages et de spiritualité pour ces jours de grâce.

 

En avance sur son temps

Père Jean-Marc Danty-Lafrance

« Ne vous écartez jamais d’un si bon ami ! » C’est Thérèse d’Avila qui parle de Jésus !

La cité d’Avila, entourée de ses belles murailles de pierre rouge est au Patrimoine Mondial de l’Humanité pour l’UNESCO. Mais la grande Thérèse de Jésus est au patrimoine mondial de la spiritualité pour l’Eglise. Nous l’appelons Thérèse d’Avila pour ne pas la confondre avec la petite Thérèse de Lisieux. Mais la petite est devenue grande en fréquentant les écrits de sa devancière. Avec ce pèlerinage, j’ai découvert une Thérèse d’Avila en avance sur son temps comme femme, très instruite pour son époque, grâce à son père d’origine juive. Rares les femmes aussi libres et décisives en ce seizième siècle espagnol. Thérèse a réformé l’ordre du carmel et fondé 17 monastères dans toute l’Espagne avant de mourir en voyage à 67 ans. Elle écrivait trois lettres par jour et il faut deux tomes pour publier ses œuvres complètes. C’est la première femme désignée Docteur de l’Eglise. Quand elle parle de la marche de la vie vers Jésus, elle dit : « Tout consiste en une ferme détermination très déterminée de ne point s’accorder de répit jusqu’à ce qu’on y atteigne, coûte que coûte, advienne que pourra. » C’est dire son caractère !

 

Une vraie bouffée d'oxygène

Pierrette Sita

Ce pèlerinage retraite m’a permis d’approfondir l’oraison mentale et de m’affirmer en la matière, de parler à Jésus comme à un ami, de dialoguer d’échanger sans cesse avec Jésus, de faire silence en moi  pour écouter Jésus. Comme le dit sainte Thérèse : c’est un commerce d’amitié. Jésus est un ami fidèle qui ne nous abandonne pas : « Que rien ne te trouble tout passe… Seul Dieu suffit. »

Les textes bibliques, les chants, et les petits encadrés sur les prières et la vie de sainte Thérèse ont été biens choisis.
Les enseignements du père Jacques Midi et de sœur Anne-Marie ont contribué pour que je vive ce cœur à cœur avec Jésus, et j’ai vécu un vrai temps de ressourcement.
Les échanges  entre pèlerins au cours des visites ou à table m’ont fait vivre l’autre aspect de la prière : « la conversation spirituelle ».
L’ambiance était bonne, et j’ai entendu certains pèlerins, qui au départ ne connaissaient pas la vie de sainte Thérèse, dire vouloir continuer à s’informer sur celle-ci après le pèlerinage.

Pendant ces 6 jours de pèlerinage, j’ai fait le vide. Je n’ai pas eu à m’inquiéter du quotidien. Mais j’ai plutôt vécu un vrai temps de ressourcement spirituel, un temps d’évasion, de culture, et un vrai temps donné à Dieu.
J’ai goutté à la tranquillité d’esprit, ce fût une vraie bouffée d’oxygène en compagnie de l’Ami Jésus.

 

Dans l'intimité de Dieu

Gérard Bellebeau

En dépit des nombreuses lectures des ouvrages de Thérèse de Jésus, je suis arrivé à ce pèlerinage-retraite avec une grande méconnaissance de sa vie.

J'ai été "imprimé" par la radicalité de son message de foi et des ses œuvres.

Malgré les difficultés liées à sa condition de femme et au contexte de son époque, elle n'a jamais douté, n'a jamais été troublée pour dépasser les modèles anciens, pour se débarrasser des scories et des habitudes du passé afin de retrouver les racines de la foi et entrer par l'oraison et en toute humilité dans "l'intimité" de Dieu, lui qui seul suffit.

Maintenant, il ne me reste plus qu'à tenter de la suivre, même de façon microscopique, dans la vie quotidienne.

 

Mettre ses pas dans les siens pour mieux nourrir sa vie spirituelle

Marie-Claude Provost

Nous sommes au soir du 4e jour de notre pèlerinage retraite sur les pas de sainte Thérèse.

Pèlerinage car nous mettons nos pas dans ceux de la sainte.
A Avila nous avons découvert la splendide église de la Santa construite sur les ruines  de sa maison natale, le couvent de l'Incarnation, sa cellule où elle a vécu 27 ans avant de fonder le premier couvent des carmes déchaussées : le couvent San Jose.
Aujourd hui nous avons prié dans l'église des carmélites à Alba de Tormes, à côté de la chambre où elle est morte.
Ce soir, à Salamanque nous avons admiré l'ancienne cathédrale romane et déchiffré son retable : magnifique catéchisme en couleurs, voyage dans les siècles au fil de la contruction, reconstruction de la cathédrale.
Nous avons relu notre journée sous le regard de sainte Thérèse dans la chapelle qui lui est dédiée dans la cathédrale !

Retraite, car nous découvrons chaque jour comment mieux nourrir notre vie spirituelle.
Chaque jour nous avons un feuillet qui nous apporte les provisions de la journée : un chant, un psaume, le texte de l'Evangile du jour, un enseignement de sainte Thérèse, des conseils pour méditer, pour prier, pour découvrir dans notre journée les grâces reçues.
La messe concélébrée par le père Jean-Marc (Danty-Lafrance, ndlr) et le père Jacques (Midi, acompagnateur du pèlerinage, ndlr) a été le moment le plus intense de ma journée. En descendant trois marches sous la nef de l'église d'Alba de Tormes nous nous sommes réunis dans une chapelle toute simple, à côté des reliques de la sainte, sous les chants de séminaristes. La richesse de notre assemblée était dans sa fraternité, sous le regard bienveillant du Christ ressuscité qui donne généreusement sa paix. Il était vraiment parmi nous.

Il y a 4 jours nous étions 31 pèlerins partant pour Madrid regroupés autour de Gérard (Lutrot, directeur des pèlerinages, ndlr). nous avons appris à nous connaître et nous aurons la joie de nous retrouver au fil des célébrations diocésaines ou pour un autre pèlerinage.

 

Quand on aime, on ne compte pas !

Annie Grünenberger

Thérèse de Jésus ! Ah oui, j'étais déjà bien enthousiasmée par cette femme qui est devenue bien vite mon amie... et me voilà confortée dans mon enthousiasme.
Thérèse, une femme détonnante, une femme d'action, téméraire, audacieuse, volontaire et... cultivée (ce qui était exceptionnel au 16e siècle !) : 15000 lettres écrites à la plume en 20 années!

Après 27 ans de vie moniale, avec un style de vie non conforme au Carmel, son coeur s'ouvre aux autres et elle va donner naissance à ses oeuvres... avec une pédagogie hors pair ! Elle laisse des remarques sur la pauvreté mais garde les pieds sur terre. Elle entreprend la réforme du Carmel : vivre l'absolu de sa pauvreté dans n'importe quelle situation en menant une vie équilibrée, humaine, pour un épanouissement authentique.

Et ce merveilleux que j'ai toujours goûté chez Thérèse, c'est son amitié avec Jésus, l'Ami fidèle, ce coeur à coeur constant... aller de l'avant sans rien craindre... puisqu'Il est là ! Au cours de nos périgrinations, de profonds moments nous ont unis d'un même coeur : partages, chants, eucharisties, oraisons... Thérèse nous en aurait demandé un peu plus, j'en suis sûre... « Ne vous écartez jamais d'un si bon Ami » nous dit-elle... quand on aime, on ne compte pas !

Quant à Avila, une jolie petite ville fortifiée qui m'a séduite, avec plus de 2 km de murailles, une basilique d'une richesse extraordinaire,le couvent Santa Teresa érigé sur la maison natale de Thérèse entre autres... Et Salamanca ! Ses palais, monastères, cathédrales où le baroque, la renaissance, le gothique se révèlent tout au long des visites !
La magie de la pierre, sculptée jusqu'à imiter la dentelle qui se dore au soleil couchant ! Un régal pour les yeux !

Merci à Gérard, Anne-Marie, Jacques, Jean-Marc qui nous ont accompagnés, guidés, fortifiés, choyés... oui, oui car trés attentionnés et merci à chacun, chacune pour un partage de vie dans la bonne humeur et avec le Seigneur dans les coeurs !