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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Le baptême, une deuxième naissance

Ils ont été baptisés durant la Vigile Pascale. Portraits de Raphaël et Alison du diocèse de Saint-Denis, par Chantal Joly.
Raphaël et Alison officiellement membre de la communauté catholique

L’un a 40 ans, l’une bientôt 18 ans. ils sont en commun d’être reliés à l’Église universelle par leur paroisse Notre-Dame du Rosaire de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis.

Davantage que d’autres catéchumènes, Raphaël, agent  sécurité, peut qualifier son baptême à Pâques « d’aboutissement ». Car il y a bien longtemps qu’il se sent « un enfant de Dieu ». En Côte d’Ivoire, faisant partie de « la grande famille africaine dans laquelle il y a des chrétiens », ayant des amis servants d’autel, participant à des prières avec ses amis étudiants, lisant la Bible, il vivait naturellement cette adhésion intime au Créateur. Ce sont peut-être les « témoignages bouleversants » à la radio catholique de sa commune qu’il prenait « plaisir à écouter » qui l’ont décidé. Voyant chaque fois se résoudre sans effort ses problèmes, il s’est demandé « pourquoi attendre une situation difficile avant de se donner à Dieu », convaincu que « c’était sa volonté » puisque le jour où il est allé s’inscrire pour entreprendre un chemin de catéchuménat, c’était… le dernier délai. Autorisé in extremis, Raphäel a suivi avec assiduité tous les mardis ses deux années et reçu en France l’autorisation de continuer. Dans la paroisse où il a été accueilli dans toute sa diversité culturelle, c’est l’un des accompagnateurs du catéchuménat, Eric, qui est devenu son parrain. Raphaël s’est senti « conforté dans sa démarche ». Il témoigne avoir pu « mieux connaître l’histoire de l’Église » et « comprendre le sens » de certains gestes et propos de ses anciens amis chrétiens. Les « questions philosophiques sur l’au-delà ou l’invisible » ne l’ont pas particulièrement travaillé : « Avec Dieu, explique-t-il, il ne faut pas trop se poser de questions, Dieu c’est d’abord l’Amour, le reste c’est du débat. Et puis on est libre de l’accepter» .

Si en Côte d’Ivoire, le catéchuménat est « vraiment un monde » avec des foules ferventes pouvant atteindre 300 à 400 personnes, Raphaël s’est senti à l’aise dans son petit groupe « très chaleureux » de Saint Ouen. Le fait d’être présenté à toute la communauté lui a plu. Il se dit « fier de lui appartenir ».

 

Alison , élève de Terminale, a plutôt une sensibilité scientifique. Pourtant, elle l’affirme : « Je savais que je croyais en Dieu, ça a toujours été dans mon cœur ».  De ce sentiment un peu confus à l’adhésion à la communauté catholique, il y a tout un chemin que la jeune fille a parcouru avec l’aide de l’aumônerie de sa paroisse.

« À chaque réunion, raconte-t-elle, j’apprends quelque chose, ce n’est pas une perte de temps. Tous les textes bibliques étudiés sont bien choisis pour nous, intéressants et font l’objet d’une discussion ». Alison avoue aimer particulièrement les Proverbes « parce qu’il y a toujours un sens caché ». Quant au passage de l’Évangile qui l’a marquée, c’est le récit des pèlerins d’Emmaüs. Elle se dit sûre « que le Christ est là chaque fois qu’on pense à lui… et même quand on n’y pense pas» et avoue apprécier surtout dans la figure de Jésus « sa sérénité, tellement rare de nos jours ».

Elle qui, enfant, accompagnant sa grand-mère à la messe, trouvait que « c’était interminable » prend désormais plaisir à y participer. « J’adore, explique-t-elle chanter ; chanter, c’est prier deux fois ». Elle sera d’ailleurs baptisée le jour de Pâques lors d’une messe de jeunes, à l’issue d’un Carême qu’elle a suivi en veillant scrupuleusement à ne pas manger de viande. Ce jour, elle l’attend en se refusant d’être impatiente. « Je sais, dit-elle, que ça va arriver et que ce sera beau ». Elle aura donc choisi sa religion ainsi que le souhaitaient ses parents. Et elle assure que les camarades de son lycée public prennent cette décision « positivement ». Future participante au FRAT de Lourdes, le pèlerinage des jeunes chrétiens d’Île-de-France, fin avril, Alison pense par la suite « devenir animatrice au service de l’Église car, explique-t-elle, le partage est une autre dimension de la foi, c’est vraiment une manière qui nous est proposée d’être à notre tour des prophètes ».