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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Un nouveau curé dans ma paroisse !

La rentrée de septembre est traditionnellement la période des nouvelles affectations suite aux nominations. Tour d'horizon de quelques messes d'installation dans notre diocèse à travers quelques témoignages.
Installation du père Guy Parfait Diatta à Pantin

A l'église Ste-Marthe des Quatre-Chemins à Pantin, le 10 septembre 2016

Au service de tous

Denise Montbailly, paroissienne
La célébration d’installation du père Guy Parfait Diatta, de la congrégation piariste1, comme curé de notre paroisse par notre évêque, Mgr Pascal Delannoy a été une célébration de l’eucharistie émouvante, priante, chantante et riche en couleurs.

Lors de cette cérémonie, notre évêque a précisé que la mission de prêtre est de prendre soin de la communauté et de chacun d’entre nous, de célébrer les sacrements et de nous y amener, de nous donner la nourriture reçue au baptême, c’est à dire la Parole de Dieu, afin qu’elle s’accroisse, porte des fruits en abondance et que grandisse la vie divine. Pour lui, la Parole de Dieu qui réconforte doit nous amener à la rencontre des plus pauvres, des malades et personnes âgées, à la conversion, mais aussi à aimer nos ennemis.

Il a poursuivi en disant que le prêtre n’est pas fait d’abord pour les choses matérielles et qu’accueillir un curé, ce n’est pas se décharger sur lui. Ainsi, il faut que nous prenions conscience de notre responsabilité de chrétien et, comme nous y invite le curé, annoncer l’Evangile à chaque fois que l’occasion se présente; que notre communauté soit le Corps du Christ et que chacun ait son rôle, sa fonction avec le désir de progresser.

« Que le curé et ses frères prêtres vous invitent à la joie »,  ajouta-t-il, « car là où il n’y a plus de joie, il y a lieu de s’inquiéter. La joie est de se savoir aimé de Dieu. »

Puis, au cours de la célébration, le père Diatta, après avoir remercié notre évêque de lui avoir accordé sa confiance, a eu une pensée pour le père Jacques Riera, son prédécesseur.

« N’ayez pas peur », a lancé le père Diatta. « En tant que prêtres, nous sommes au service de tous, comme le dit saint Augustin, et notamment des hommes et des femmes les plus pauvres », faisant ainsi référence à saint Joseph de Calasanz, patron de sa congrégation.

« Que Dieu nous garde dans l’unité », a-t-il ajouté. « Notre porte reste ouverte autant que possible, en souhaitant une bonne collaboration, de la patience et une construction harmonieuse de notre paroisse  afin d’éviter qu’une indifférence s’installe ».

congrégation qui se consacre à l’éducation des jeunes et aux soins des paroisses

 

Installation du père Bertrand Collignon à Drancy

A l'église Sainte-Louise de Marillac à Drancy, le 25 septembre

Curé pour vous !

Père Bertrand Collignon, curé

Était-il écrit que je devienne curé de Drancy ?

En relisant ma vie et en constatant comment cette ville a croisé mon chemin, je ne peux que croire qu’il appartenait à la volonté de Dieu que je vienne un jour à Drancy.

La sainte qui veilla sur mon berceau le 15 mars 1968, parce que c’est le jour de sa fête, n’est-elle pas celle qui veille sur cette paroisse ? Sainte Louise de Marillac. Je sais bien qu’à l’origine cette paroisse était sous le patronage de saint Germain l’auxerrois, comme nous le rappelle le nom de notre établissement catholique, mais en 1968 l’amie de saint Vincent de Paul veillait déjà sur Drancy, grâce aux filles de la charité et cela, depuis 1936…

Quelques années avant ma naissance, au début des années 60, c’est à Drancy que mon père, avait été embauché comme ouvrier dans une usine de métallurgie, Bourdeau-Geudelot. Il en gravira les échelons pour devenir cadre et c’est à cause de son travail qu’à la fin des années 70 mes parents et mes deux frères avons emménager à Villetaneuse. Mais, comme beaucoup de drancéens de l’époque, mon père a subi, au début des années 80 la crise de la métallurgie et s’est retrouvé au chômage. Heureusement, grâce au soutien d’une partie de notre famille, mes parents ont pu acheter une auto-école à Saint-Denis et permettre, à leurs trois fils, de faire des études pour devenir ingénieurs.

En 1986, au début de mes études supérieures, mon père décède et Drancy réapparaît bizarrement dans ma vie, même si je ne l’apprendrais que plus tard. En effet, pour réviser les concours des grandes écoles, nous frappons à la porte de l’Abbaye de la Trappe où nous sommes accueillis par le frère Jean-Pierre. Ce temps de révision dans cette abbaye sera déterminant pour ma vocation car c’est là que je ferai ma première expérience spirituelle de rencontre avec Jésus, c’est à ce moment que je me poserai la question du bonheur. Il me faudra encore attendre quelques années avant d’entendre et répondre à l’appel du Seigneur en rentrant au séminaire pour devenir prêtre. Mais l’accueil du frère Jean-Pierre aura été le point de départ de mon cheminement. Or ce frère, d’origine juive autrichienne, est un miraculé de Drancy. Il s’était retrouvé ici en 1941 afin d’être, avec ses parents, envoyé dans les camps de la mort. Il ne devra la vie qu’à un risque d’épidémie et au fait que le responsable du camp de Drancy, étant lui aussi autrichien, l’a fait libérer avec sa mère.

En septembre 1991, je rentrai au séminaire et lors de ma formation, je fus accueilli en insertion à la paroisse de Bondy ou j'ai pu faire la connaissance du père Raymond Liegibel qui ne se priva pas, non sans humour, de me raconter sa passion de l’histoire et ce qui l’avait particulièrement touché : sa vie, ici à Drancy.

Depuis mon arrivée le 1er septembre, outre toutes ces traces qui ont jalonné ma vie, j’ai pu trouver ici de nombreux signes qui sont pour moi, autant de points d’ancrage pour mon ministère de prêtre que je vis depuis le 28 juin 1998. Je voudrais en citer trois.

Il y a la chapelle Notre-Dame-de-Liesse qui me rappelle l’importance de Marie dans ma vie, dans ma vocation et dans mon ministère de prêtre. Et je suis heureux, qu’ici Marie nous invite à la liesse, à la joie. Invitation à la joie qui est aussi celle de notre Jubilé et de nos orientations missionnaires.

Il y a l’Eglise Saint-Jean-L’Evangéliste qui me dit l’importance de mettre la Parole de Dieu au cœur de notre vie, au cœur de notre pastorale pour permettre à tous les chrétiens de la goûter et d’en vivre afin de devenir à leur tour des disciples bien-aimés.

Il y a la présence de nombreux bénévoles qui viennent donner de leur temps pour faire vivre les paroisses de Drancy. Certains ponctuellement, d’autres pour un engagement plus long. Tous, vous nous rappeler que : « vivre l’Evangile, c’est DONNER ». J’en ai vu un certain nombre d’entre vous, cette semaine, qui se sont activés pour préparer ces deux jours de fête. Et je sais que j’en découvrirai d’autres. Je n’ai pas encore eu le temps de bien tous vous saluer, mais aujourd’hui déjà je voulais, à tous, vous dire : MERCI.

Enfin, en début du mois, M. de Pontfarcy, Directeur de cabinet de M. le Député-Maire, m’a emmené voir la chaire de l’ancienne église Saint-Germain d’Auxerre afin de la restaurer. Elle est actuellement entreposée dans les anciens locaux de France-Boisson. En regardant sur Internet, j’ai appris que ce lieu avait été naguère l’usine de mon papa…

Je vous arrive comme curé, je ne suis certes pas un enfant de Drancy, mais franchement, je crois que Dieu a voulu que nous nous rencontrions, il a mené mes pas vers vous et je suis heureux d’être là parmi vous aujourd’hui pour me donner à vous.

 

Installation du père Roman Wroclawski à Aulnay-sous-Bois

Le plaisir d'accueillir

Alexandre Conan, paroissien

Dimanche 4 septembre 2016, la paroisse Saint-Joseph d'Aulnay-sous-Bois a eu le plaisir d'accueillir son nouveau curé, le père Roman Wroclawski. Pas totalement inconnu des paroissiens de Saint-Joseph, le père Roman est présent à Aulnay-sous-Bois depuis plus d'un an au sein de la communauté polonaise implantée à quelques pas de l'église Saint-Joseph. La messe dominicale, exceptionnellement présidée par le père Eugène Doussal (vicaire-général du diocèse de Saint-Denis), a permis d'installer un nouveau curé prenant la suite des 10 ans d'actions menées par le père Tristan de Salmiech, toutefois encore présent pour plusieurs mois à Saint-Joseph. La cérémonie a été suivie d'un pot de l'amitié permettant aux paroissiens d'échanger et de se retrouver pour un dimanche de rentrée lançant la reprise des différentes activités de chacun.

 

Autres installations dans le diocèse

Trois autres installations ont eu lieu dans le diocèse en septembre, celle des pères Laurent Gizard à Saint-Louis de Villemomble, Innocent Follivi Adanlete à Rosny-sous-Bois et Guy Houndjo à Saint-Michel de Livry-Gargan.