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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Témoignages de catéchumènes : ma rencontre avec le Seigneur

Quelques jours après la célébration des appels décisifs le 22 février dernier, 3 catéchumènes racontent leur rencontre personnelle avec le Christ et leur cheminement vers le baptême qu'ils vivront prochainement dans la joie des festivités de Pâques.

Le Seigneur est fidèle : paix et joie

Moussa David Soro, catéchumène, Bobigny

Je suis étudiant originaire de la Côte d’Ivoire. Je suis de la paroisse Saint-André de Bobigny. Cette année, je voudrais être baptisé afin d’avancer véritablement dans mon cheminement de chrétien et de recevoir la paix qu’offre la marche avec Jésus.

Je ne suis pas à ma première demande de ce sacrement. Né d’un père baptisé, confirmé et ayant fréquenté une école primaire missionnaire où la catéchèse faisait partie des matières soumises à examen, j’aurais dû être baptisé à l’instar de mes petits camarades en classe de CM2. Mais par manque d’accompagnement sans doute, j’ai fait défection à quelques jours de la nuit de pâques, date de notre baptême.

En 2002, j’ai repris la catéchèse car je manquais d’assurance. Mais une fois encore, je ne suis pas allé au terme du cheminement du fait de la crise sociopolitique qui a éclaté dans mon pays en septembre.

En 2014, ayant eu la chance de venir étudier en France, je me suis promis de demander le baptême lorsque je serais sur place. Cette promesse s’est transformée en engagement ferme à l’aéroport d’Orly. En effet, la personne qui devait venir me chercher m’a fait faux bond. Tout seul à l’aéroport et n’ayant plus de crédit pour joindre qui que ce soit, je me suis mis à prier. J’ai dit ceci la Vierge Marie à qui nous avons l’habitude de demander d’intercéder auprès de son Fils Jésus : « Maman Marie je sais que je ne suis pas le plus fidèle de tes enfants. Si tu as permis que je vienne ici c’est que tu as un plan glorieux pour moi. Je ne te lance pas un défi car je sais que tu es capable de tout. Mais si par ton intercession je sors de cette situation, je ne me détournerai jamais de la face de Jésus.»

Le Seigneur étant fidèle, mon vœu a été exaucé. Un « bon samaritain » s’est occupé de moi.

Malgré les difficultés que j’ai pu traverser depuis, je reste convaincu que je ne marche jamais seul. La leçon que j’en tire, c’est que suivre Jésus ne signifie pas forcément la fin de nos difficultés. C’est plutôt la fin de nos peurs et de nos doutes face aux épreuves. C’est la conviction et l’assurance que nous vaincrons puisque Jésus l’a déjà fait.

Comme il est dit dans le livre de l’Ecclésiaste 7.8, "Mieux vaut la fin d'une chose que son commencement",  je suis plus que jamais motivé à poursuivre ma marche à la suite du Christ.

Après le baptême, je compte demander la confirmation, me marier à l’Eglise et fonder un foyer chrétien.

 

Je n'ai cessé de rencontrer des chrétiens

Thérèse Guilbert, catéchumène, Montreuil

Concernant ma conversion, je crois qu'Il croyait en moi avant que je crois en Lui et qu'il m'a fallu du temps pour comprendre ça.

Une des premières fois où j'ai vraiment eu l'impression de rencontrer Jésus de manière presque personnelle, j'étais au fond de mon lit, dans l'incapacité de marcher à cause d'une sciatique, sachant que ma mère vivait ses derniers jours à l'hôpital et comprenant que mon compagnon allait me quitter.

A travers la fenêtre de la chambre, j'ai vu mes voisins ouvrir les battants de leur fenêtre et un très grand portrait de Jésus m'est apparu. C'était fort et très paisible. Plus tard, lors de ma dernière visite à l'hôpital, j'ai vu à travers la baie vitrée un haut clocher parisien et j'ai promis à ma mère que j'irai prier pour elle là-bas quand elle passerait de vie à trépas. Nous avons retrouvé l'église à laquelle appartenait ce fameux clocher en voiture dans le quartier avec mon père. J'ai frappé à la porte de ce qui semblait être l'église. C'était fermé et seule une communauté de sœurs missionnaires se trouvait là. Quand je leur ai raconté mon vœu, elle ont accepté de m'ouvrir la porte de leur couvent et m'ont laissé aller prier dans la chapelle Saint-Joseph. Je ne savais pas alors que saint Joseph veille sur les familles et sur la bonne mort. Je crois que c'était la première fois que je priais, agenouillée sur un prie-Dieu. La lumière était bleue, c'était  apaisant, reposant, touchant. Nous étions début 2011.

Par la suite, je n'ai cessé de rencontrer des chrétiens de tout bord. Ma remplaçante au travail était une protestante très sincère, avec une relation très forte à Jésus, qui m'a emmenée voir un culte évangéliste. Elle priait beaucoup pour moi. Ensuite le kiné qui m'a soignée était chrétien et j'ai même été le voir donner un concert dans une église. A chaque fois que j'allais le voir, il me redemandait mon âge. Et à chaque fois, je répétais : « 33 ans. » Un jour, il a ajouté : « A 33 ans, Lui, Il commençait juste... ». J'ai compris plus tard qu'il parlait du Seigneur et que, probablement, lui aussi priait pour moi. Puis, à un cours de guitare, j'ai rencontré une jeune fille qui portait au cou une très belle médaille qu'elle a appelée médaille de saint Benoît. Je lui ai posé plein de questions et j'ai appris qu'elle était très engagée dans l'église catholique. Elle allait à Lourdes cet été-là  et m'a proposé de me joindre à elle, pour l'Assomption 2013. J'y suis arrivée à la nuit tombée à la lumière des cierges géants abrités près du Gave. J'ai eu l'occasion de soigner des personnes âgées et de me baigner dans les piscines sans même attendre, d'y pleurer et d'y trembler comme si j'y étais baptisée. Pour la grâce de cette rencontre en particulier je remercie tout particulièrement le Seigneur.

En septembre de la même année, j'ai compris que j'avais besoin d'être baptisée. Un jour où je me promenais dans le parc à côté de chez moi, j'ai entendu les cloches d'une église sonner. J'ai regardé l'heure : dix heures dix. C'était l'heure de ma naissance. J'ai su que ce serait là. J'ai repéré l'église en briques rouges, et je l'ai longuement cherché dans les rues de Montreuil, mais en fait c'était à Bagnolet, il s'agissait de Sainte-Marie de Pontmain. Je me suis donc rendue régulièrement à Bagnolet pour ma formation. Ma marraine et moi avons passé l'Assomption 2014 à Pontmain, dans la Mayenne, et je ne saurais dire la paix que j'ai rencontrée là-bas. J'ai presque eu l'impression d'entendre la neige tomber, comme au soir de l'apparition. La Grange où les gens du village s'étaient réfugiés pour assister à l'apparition est l'un des lieux les plus paisibles que je connaisse. Et c'est bien là que je serai baptisée le 4 avril 2015 avec la grâce de Dieu.

Ce parcours m'a renforcée. J'ai surtout appris à prier, et c'est une source incroyable de renouveau. Dans la deuxième partie de mon parcours, j'espère arriver à lire la Bible plus souvent et à mieux connaître les textes. Pour l'instant mon rapport à Dieu est très personnel, intuitif, changeant même parfois, et j'avance lentement sur le chemin de la vertu. J'espère qu'Il continuera à m'accompagner et à guider mes pas.

Amen et merci

Une si belle aventure !

Marion Stutzmann, catéchumène, Bagnolet 

J’ai 29 ans et je suis actuellement en préparation pour mon baptême qui se déroulera le 4 avril 2015 au soir. J’ai grandi dans une famille catholique franco-portugaise mais n’ai pas été baptisée. J’ai toujours eu une attirance et la soif de découvrir cette religion mais je n’ai jamais osé franchir le pas. Je n’étais pas encore en mesure de répondre à ces appels. C’est à la suite d’un évènement douloureux et difficile à surmonter que j’ai ressenti le besoin de franchir le cap. Je savais que c’était le moment. Je ne peux expliquer ce que j’ai ressenti, je l’ai simplement vécu. En septembre 2013, encouragée par les membres de ma famille et par des amis d’origines et de religions différentes, je me suis lancée dans cette si belle aventure. Je me réjouissais de chaque rencontre avec mon accompagnatrice Francine Fromont, avec les membres de l’Eglise et d’autres catéchumènes. Petit à petit je continuais mon chemin… et quel chemin ! La rencontre avec le christ, une si belle rencontre. Le chemin de la vérité, plus le temps passait plus ma foi prenait de l’ampleur. Bientôt le jour tant attendu : ce sera à mon tour de devenir disciple du Christ de porter ce message, cette bonne nouvelle, de pouvoir aussi communier avec Jésus. Une nouvelle vie commence… C’est ce qu’il me manquait, c’est une évidence.