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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Un évêque à Séoul…

Père Koo Yo Bi (dit Job) du diocèse de Séoul en Corée du Sud a été nommé évêque auxiliaire et installé en août dernier.

Le Père Job, de la communauté du Prado, faisait partie d'une délégation venue de Corée pour assister aux obsèques de Mgr Olivier de Berranger, décédé le 23 mai 2017. Il est le premier séminariste pradosien formé à Séoul par le Père Olivier. Mgr Koo Yo Bi sera à Paris du 16 au 23 septembre, avec une délégation, pour se recueillir sur la sépulture de Mgr de Berranger, inhumé dans le caveau des évêques en la Basilique cathédrale Saint-Denis. 

Mgr de Berranger, prêtre du Prado, a été envoyé en mission en Corée du Sud durant 16 ans ; il a fortement marqué les communautés locales comme le prouve le message du responsable du Prado de Corée, Père François Han, lors des obsèques.

 
Lors des obèques de Mgr Olivier de Berranger le 29 mai 2017 (c) Guillaume Poli / Ciric

« Le Père Olivier a semé la graine qui est devenue un grand arbre qui porte beaucoup de fruits ».

Durant 17 années, le Père Oliver de Berranger a vécu avec nous en Corée. Nous l’avons appelé par son nom coréen « Oh Yougn-Jin » qui signifie « Vérité éternelle ». Il a beaucoup apprécié d’être appelé par son nom coréen. C’est tout au début de son séjour en Corée qu’il a obtenu par hasard ce nom : au cours de la visite d’une île de lépreux, un lépreux âgé lui a donné ce nom « Vérité éternelle ». A partir de cette rencontre le Père Olivier a porté avec une grande fierté ce nom donné par ce pauvre malade méprisé de la société. Avec ce nouveau nom, il a accueilli une nouvelle vie en Corée. En vivant avec nous, il nous a apporté et montré la vérité éternelle venant de l’Evangile, conformément à la signification de son nom.

Il avait beaucoup de respect pour notre pays et notre Eglise. Il essayait sans cesse de comprendre notre culture. Il restait toujours auprès des pauvres et des petits. Il nous a témoigné profondément comment vivre selon l’Evangile. A travers sa personnalité et sa vie évangélique, il nous a fait découvrir une lumière de l’Evangile en nous-mêmes.

Et pour le Prado de Corée, c’est sans doute le Père Olivier qui est le fondateur et le plus grand bienfaiteur. Il a introduit et développé le charisme du Prado en Corée. Il y a quarante ans quand il a commencé sa mission comme Fidei donum, il n’y avait qu’un seul pradosien que lui-même avait formé au séminaire du Prado à Limonest en France. Maintenant, il y a plus de 150 prêtres dans notre Prado. Le Père Olivier a semé la graine qui est devenue un grand arbre qui porte beaucoup de fruits.

A ce dernier moment, je voudrais te dire un mot, Père Olivier, « Vérité éternelle ».  Olivier tu étais notre maître et notre guide, non seulement pour les pradosiens mais aussi pour toute l’Eglise de Corée. Vérité éternelle, tu étais notre ami et notre père. Grâce à toi, nous avons appris à lire l’Evangile d’une manière nouvelle et à vivre l’amitié avec d’autres dans la foi. Olivier, mon maître et mon ami, tu étais vraiment un Fidei donum, un don de foi pour nous tous. Vérité éternelle, je te remercie vraiment. Adieu, mon Père.
 

 
Célébration à Séoul en mémoire de Mgr Olivier de Berranger le 20 juin 2017 (c) D.R.

Homélie de Mgr Eric Aumônier, éveque de Versailles, lors de la célébration des obsèques à Saint-Denis

 

 

 

L’Évangile de Séoul à Saint-Denis

Par Olivier de Berranger, Les éditions de l’Atelier, 1999

Olivier de Berranger est l'un des rares évêques français à avoir laissé une part de sa vie de prêtre à des milliers de kilomètres de l'Hexagone, du côté du Soleil levant. Durant plus de quinze ans, à Séoul, l'actuel évêque de Saint-Denis a appris à parler, à manger, rire, célébrer, prier en coréen. C'est le récit de cette immersion éprouvante et enrichissante que nous propose l'auteur dans cet ouvrage. Au milieu d'une intense activité se révèle la face cachée du miracle économique coréen aujourd'hui ébranlé par la crise : surexploitation des salariés, accidents du travail, corruption endémique... L'Eglise catholique vieille de plus de deux siècles, née sans prêtres, se fait rempart du mouvement syndical. Elle propose un chemin d'évangile aux Coréens, ces " fils du Ciel ", créatures fugaces et pourtant uniques du cosmos. Dans une culture imprégnée de confucianisme, le culte des ancêtres passe avant le respect de la liberté individuelle. Christianisme et religion de la bénédiction s'entremêlent et s'interpellent. Au fil des pages, les visages empreints de sagesse et de grâce de Séoul croisent ceux des banlieues métissées de Saint-Denis. Peu à peu, se dessine un homme aux deux cultures et le lecteur se laisse ainsi bousculer par cet Évangile du lointain. (4e de couverture)