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12 octobre 2011 : l'appel du pape Benoît XVI pour le respect des droits de l'homme en Egypte

Cet appel a été lancé place Saint-Pierre lors de l'audience générale.

Après la catéchèse, évoquant les tragiques événements survenus en Egypte où dimanche de nombreux coptes ont trouvé la mort, Benoît XVI a dit s'unir « à la peine des familles de victimes de tout le peuple égyptien, frappé par une nouvelle tentative de miner la convivialité entre les diverses communautés, plus que jamais essentielle dans l'actuelle phase de transition. J'encourage les fidèles à prier pour que la société égyptienne jouisse de la paix, qui se fonde sur la justice, sur le respect, la liberté et la dignité de chacun. Je soutiens donc les efforts des autorités civiles et religieuses en faveur d'une société respectueuse des droits de l'homme et de ceux des minorités tout particulièrement ».
(Source VIS).


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Déclarations du patriarche des coptes catholiques d'Alexandrie
« L’Egypte est sous le choc après de violents affrontements entre chrétiens coptes et forces de l'ordre dimanche soir au Caire », déplore Radio Vatican en français qui publie en ligne une réaction du patriarche des coptes catholiques d'Alexandrie.
Radio Vatican rappelle qu’une manifestation pacifique de coptes dans le centre de la capitale a dégénéré : 24 personnes ont été tuées et 200 autres blessées dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Au moins 40 personnes ont été arrêtées dans la nuit à la suite à cette nouvelle flambée de violence.
Mathilde Auvillain à joint le cardinal Antonios Naguib, patriarche des coptes catholiques d’Alexandrie et l’on peut entendre l’ITW en ligne sur le site de Radio Vatican .
Le cardinal Naguib déclare notamment : « Nous avons tous été surpris, tristes, pour ces événements imprévus. Ce qui est très curieux, c’est que tout allait très bien, pacifiquement, et on a vu à l’improviste des attaques, des coups et des tirs contre les forces de l’ordre qui ont suscité aussi une réaction opposée. On ne sait pas exactement d’où cela est venu et qui sont les personnes qui ont causé cela, car jusqu’au début de l’après-midi tout allait pacifiquement. Cela reste une énigme et il n’y a aucune réaction de la part des responsables officiels ».
A l'origine de ces affrontements, explique Radio Vatican, une manifestation organisée par les coptes pour protester contre l'incendie d'une église dans le gouvernorat d'Assouan, au sud de l'Egypte.
« Aujourd'hui, continue RV, les chrétiens d’Égypte sont confrontés à la montée en puissance des salafistes, ces musulmans extrémistes réapparus sur la scène politique à la faveur de la révolution. Les coptes vivent dans l'angoisse. Récemment, l’église de Sole, voisine du quartier du Mokattam au Caire, a été détruite, les deux églises d’Imbaba en plein cœur du Caire ont été attaquées et brûlées. A Qena, le gouverneur copte a été mis à l’écart en raison de l’opposition des salafistes, des chrétiens qui souhaitaient restaurer une église voisine d’Assouan ont été menacés, les deux gardiens d’une église proche du Fayoum ont été assassinés ».
Le patriarche Antonios Naguib commente ainsi les événements : « Cela se répète souvent. Il y a un lieu de culte sur lequel on fait une restructuration, quelquefois c’est un lieu de culte en construction, avec des permis comme dans ce dernier cas. Mais les gens ne connaisse pas les procédures et ils considèrent que ça a été construit sans permis. Et vous savez, pour les églises il y a toujours cette procédure qui demande un permis de la part des responsables, soit du gouverneur, soit du ministère ou même du chef de l’État ».
Ce lundi 10 octobre, le premier ministre égyptien, Essam Charaf, a convoqué d'urgence une réunion du gouvernement. Le grand imam d’Al Azhar, Ahmed Al Tayeb, a demandé la tenue urgente d’un sommet entre chrétiens et musulmans.
Le patriarche Naguib lance lui aussi un appel, toujours sur Radio Vatican : « Nous appelons nos fidèles à suivre toujours, dans toutes les manifestations, ou bien les procédures, ou les demandes, la ligne pacifique, et je suis sûre que c’est ce qu’ils font. Et d’autre part aussi nous appelons les autorités à prendre les mesures nécessaires pour assurer aux chrétiens la possibilité d’avoir leur lieux de cultes sans entrer en affrontement avec les islamistes ».
Anita S. Bourdin (Zenit - 10 octobre 2011)