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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Ensemble, mettons le cap sur l'espérance !... et fêtons Noël autrement

Thème de la Campagne 2012 du Collectif chrétien « Vivre autrement » (26 associations, mouvements et services chrétiens, avec le soutien de 5 partenaires presse).

Le Collectif chrétien « Vivre autrement » lance sa 15e campagne de sensibilisation et d’action en faveur de la préservation de l’environnement et de la Création. Il propose cette année de dépasser notre contexte de crise et de vivre la solidarité pour que tous, nous puissions aborder l’avenir avec espérance.

 


Noël,
Naissance d’un enfant, fragile et dépendant comme tous les enfants, et promesse d’avenir dans notre monde en mutation.

Les menaces sur l’humanité sont multiples : pollution, endettement, surexploitation des ressources, famine, chômage, réchauffement climatique... et semblent n’avoir aucune issue.
Pourtant, partout, des hommes et des femmes réagissent et prennent des initiatives pour inventer et bâtir un monde nouveau. Un monde où le respect pour les humains est inséparable du respect pour toutes les formes de vie sur notre planète.

Ces hommes et ces femmes investissent leur énergie dans différents chantiers :
• la préservation de la biodiversité,
• la construction d’une économie sociale et solidaire,
• la mise en place d’énergies renouvelables qui épargnent notre climat,
• la solidarité et le partage des richesses,
• un développement durable qui garantit l’avenir des générations futures.

Ces initiatives paraissent bien modestes. À nous de les rejoindre pour les amplifier et, ensemble, permettre à ce monde nouveau de prendre son essor.

Noël,
Naissance de Jésus-Christ, c’est une espérance offerte à tous. Une invita¬tion faite à chacun, à servir le projet d’amour de Dieu.

Collectif chrétien « Vivre autrement »


« Ombres et lumières sur notre humanité », plaidoyer pour une économie humaine (Antoine Sondag, du Secours catholique)

+d’Infos / initiatives sur le site Noël Autrement 2012

 


Pour comprendre…

Extrait du message pour la Journée mondiale de la paix du 1er janvier 2010

1. Le respect de la création revêt une grande importance, car « la création est le début et le fondement de toutes les œuvres de Dieu » et, aujourd’hui, sa sauvegarde devient essentielle pour la coexistence pacifique de l’humanité. Si, en effet, à cause de la cruauté de l’homme envers l’homme, nombreuses sont les menaces qui mettent en péril la paix et le développement intégral authentique de l’homme – guerres, conflits internationaux et régionaux, actes terroristes et violations des droits de l’homme – les menaces engendrées par le manque d’attention – voire même par les abus – vis-à-vis de la terre et des biens naturels, qui sont un don de Dieu, ne sont pas moins préoccupantes. C’est pour cette raison qu’il est indispensable que l’humanité renouvelle et renforce « l’alliance entre l’être humain et l’environnement, qui doit être le miroir de l’amour créateur de Dieu, de qui nous venons et vers qui nous allons ».

4. [...] Comment demeurer indifférents face aux problématiques qui découlent de phénomènes tels que les changements climatiques, la désertification, la dégradation et la perte de productivité de vastes surfaces agricoles, la pollution des fleuves et des nappes phréatiques, l’appauvrissement de la biodiversité, l’augmentation des phénomènes naturels extrêmes, le déboisement des zones équatoriales et tropicales ?
Comment négliger le phénomène grandissant de ce qu’on appelle les « réfugiés de l’environnement » : ces personnes qui, à cause de la dégradation de l’environnement où elles vivent, doivent l’abandonner – souvent en même temps que leurs biens – pour affronter les dangers et les inconnues d’un déplacement forcé ? Comment ne pas réagir face aux conflits réels et potentiels liés à l’accès aux ressources naturelles ? Toutes ces questions ont un profond impact sur l’exercice des droits humains, comme par exemple le droit à la vie, à l’alimentation, à la santé, au développement.

7. [...] Il n’est pas difficile dès lors de constater que la dégradation de l’environnement est souvent le résultat du manque de projets politiques à long terme ou de la poursuite d’intérêts économiques aveugles, qui se transforment, malheureusement, en une sérieuse menace envers la création. Pour contrer ce phénomène, en s’appuyant sur le fait que « toute décision économique a une conséquence de caractère moral », il est aussi nécessaire que l’activité économique respecte davantage l’environnement. Quand on utilise des ressources naturelles, il faut se préoccuper de leur sauvegarde, en en prévoyant aussi les coûts – en termes environnementaux et sociaux –, qui sont à évaluer comme un aspect essentiel des coûts mêmes de l’activité économique. Il revient à la communauté internationale et aux gouvernements de chaque pays de donner de justes indications pour s’opposer de manière efficace aux modes d’exploitation de l’environnement qui lui sont nuisibles. Pour protéger l’environnement, pour sauvegarder les ressources et le climat, il convient, d’une part, d’agir dans le respect de normes bien définies, également du point de vue juridique et économique, et, d’autre part, de tenir compte de la solidarité due à ceux qui habitent les régions plus pauvres de la terre et aux générations futures.

8. [...] La crise écologique offre donc une opportunité historique pour élaborer une réponse collective destinée à convertir le modèle de développement global selon une orientation plus respectueuse de la création et en faveur du développement humain intégral, s’inspirant des valeurs propres de la charité dans la vérité. Je souhaite donc l’adoption d’un modèle de développement basé sur le caractère central de l’être humain, sur la promotion et le partage du bien commun, sur la responsabilité, sur la conscience d’un changement nécessaire des styles de vie et sur la prudence, vertu qui indique les actes à accomplir aujourd’hui en prévision de ce qui peut arriver demain. [...]

12. L’Église a une responsabilité vis-à-vis de la création et elle pense qu’elle doit l’exercer également dans le domaine public, pour défendre la terre, l’eau et l’air, dons du Dieu Créateur à tous, et, avant tout, pour protéger l’homme du danger de sa propre destruction. La dégradation de la nature est, en effet, étroitement liée à la culture qui façonne la communauté humaine, c’est pourquoi « quand l’"écologie humaine" est respectée dans la société, l’écologie proprement dite en tire aussi avantage ». [...]

14. Si tu veux construire la paix, protège la création. La recherche de la paix de la part de tous les hommes de bonne volonté sera sans nul doute facilitée par la reconnaissance commune du rapport indissoluble qui existe entre Dieu, les êtres humains et la création tout entière. […]
Toute personne a donc le devoir de protéger l’environnement naturel pour construire un monde pacifique. C’est là un défi urgent à relever par un engagement commun renouvelé.