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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Récollection des confirmands adultes

Près de 180 adultes confirmands et leurs accompagnateurs se sont réunis le 2 novembre dernier à la Maison diocésaine de Bondy pour une journée de récollection sur le thème « Vivre la sainteté dans le monde avec les Béatitudes ». Cette journée en commun a notamment permis de réfléchir à la notion du pardon et de vivre en temps fort de réconciliation avant de commémorer ensemble tous les fidèles défunts lors de la messe de clôture.

Un confirmand et trois prêtres nous partagent ce qu'ils ont retenu de cette journée de récollection.

 Un moment particulier et unique

Cedric Mekoun, confirmand de Bobigny

Cette réunion a été enrichissante pour moi notamment sur deux points.

  • Le carrefour : parler de la parole de Dieu en groupe avec d'autres jeunes est très enrichissant car au quotidien, on lit la parole du Seigneur sans la comprendre ou on se trouve face à des mots dont on ne connait pas la signification exacte. Exemple : la miséricorde Parler des béatitudes a été l'occasion de mettre en lumière quelques-unes de ces difficultés et j'en suis sorti très satisfait.
  • Le sacrement de la réconciliation : Je ne trouverai pas de mots ni de phrases qui pourraient suffisamment décrire ce que j'ai ressenti mais j'ai été apaisé. Ce fut un moment particulier et unique car on parle avec le prêtre mais on se met à nu devant Dieu.

Je remercie l'ensemble de l'équipe du catéchuménat pour cette journée. Ce fut un plaisir de pouvoir échanger avec d'autres jeunes de nos difficultés, nos joies et nos questions sur notre religion.

 

Réconcilier les personnes avec le Christ et avec elles-mêmes

Père Marc Leveillé Nizerolle, Dugny

C’est un aspect de mon ministère de prêtre qui me semble essentiel : celui de réconcilier les personnes avec le Christ et bien souvent avec elles-mêmes, leur permettre de retrouver un nouveau souffle dans leur vie quotidienne, dans la vie de l’Eglise.

J’ai, pour ma part, trop souffert de cette époque où il fallait avouer ses péchés. C’était comme une corvée à accomplir, un mauvais moment à passer. A cause de ce que j’ai mal vécu, j’ai encore bien du mal à franchir le pas. Aussi, je ne veux plus faire subir cela aux autres.

Ces dernières années, j’ai beaucoup apprécié la façon d’aborder le sacrement. Rendre grâce au Seigneur pour les merveilles accomplies dans sa vie et reconnaître les obstacles qui empêchent d’aller plus loin dans l’amour de Dieu et des autres.

En faisant l’expérience du pécheur pardonné que je suis, de ce sacrement qui m’ouvre un avenir, je remercie le Seigneur de pouvoir communiquer cette grâce aux autres. C’est ma joie de les voir repartir libérés.

Une seule personne n’a pas été bien orientée. L’obstacle de la langue n’a pas facilité la rencontre, mais la grâce du Seigneur est passée quand même.

Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est la facilité avec laquelle les personnes dialoguent. Ce n’est pas un monologue du prêtre faisant son petit topo spirituel, c’est souvent une discussion animée, pour préciser tel ou tel point, dire son accord ou son désaccord pour progresser. Ce n’est pas facile de parler de sa vie et de ce qui fait notre intimité, ce dont on ne parle à personne. De plus, en parler avec un inconnu, même s’il est prêtre, pourrait être un obstacle. Pourtant cela s’est fait simplement.

Je sais bien que ce sont des catéchumènes qui ont cheminé depuis un certain temps et qui ne sont pas seuls, mais pour tel ou telle, je me suis dit que, si cela n’existait pas pour eux, un accompagnement spirituel avec quelqu’un de confiance, les aiderait beaucoup.

Je remercie le Seigneur de les avoir vu repartir plus détendus, plus forts, plus décidés, plus joyeux
J’oubliais de dire que pouvoir prendre le temps avec les personnes est très précieux. Merci !

Le pardon de Dieu reçu comme une force         

Père Albert Ewald, Tremblay-en-France

«  Mon fils était  mort et il  est revenu à la vie »
Le sentiment de désarroi dans une vie familiale perturbée à cause du choc des cultures depuis l’arrivée en France, a cédé la place à un sentiment de libération et de paix intérieure.
Le pardon de Dieu a été reçu comme une force et un encouragement à la patience et à l’écoute. Il n’y a rien de plus sacré que le dialogue entre un Père et son fils.

« Mon fils était perdu et il est retrouvé »
Le visage rayonnant de bonheur et le cœur en paix assurent un nouveau départ dans la relation parents-enfants. L’Esprit Saint sera le « veilleur » de cette nouvelle étape de vie dans la confiance et l’amour familial.

« Que la fête  commence »
Sans plus attendre, l’Eucharistie vécue ensemble au terme de la journée a été une action de grâces  jaillie du fond des cœurs, très émouvante et lumineuse pour les prêtres qui ont accompagné les confirmands dans leur démarche.
Merci d’avoir été les témoins privilégiés de l’action de Dieu et de son Esprit, dans le cœur et le discernement de ses enfants bien-aimés.

                                                                                               

L'occasion de parler

Père Gérard Marle, La Courneuve

Après la journée du 2 novembre, je n'ai pas entendu tout le monde, mais je n'ai entendu que du bien de la journée, sans trop savoir pourquoi.

Le temps de confession individuelle est toujours un moment délicat, puisqu'il renvoie à la sphère privée, secrète et parfois très douloureuse. Le confesseur que j'ai été cet après-midi-là pense que ce temps fut important parce qu'ils ou elles avaient le temps de parler. Et comme la confirmation est un temps fort, c'est évidemment l'occasion de parler, de revoir et de verbaliser tranquillement devant Dieu sur des moments difficiles et qui sont toujours là comme des poids. Cette démarche pénitentielle qu'est la confession individuelle (faussement individuelle car bien préparée en assemblée) convient en cette circonstance.

J'ai apprécié surtout le fait que l'on propose trois autres démarches, parce qu'il n'y a pas qu'une seule démarche possible, n'en déplaise à un courant ante conciliaire.

Autre note : lors de Diaconia, lorsque j'entendais intervenir des membres de "place et paroles des pauvres", j'ai pu entendre chaque fois que le premier intervenant parlait de cette vie de misère et que le second parlait du... pardon  si nécessaire à ces hommes et femmes qui ont de la colère contre le monde entier, qui ont aussi besoin de pardon pour eux-mêmes; Et qui d'autre que nous peut répondre à cette attente forte ? Même parmi les religions, c'est un spécifique catho...