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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Echo des réunions d'information « Urgence - hébergement hiver 2012-2013 »

Ces réunions font suite à l'appel lancé par l'évêque et son Conseil après avoir été alerté par le Secours catholique 93.

Réunions du vendredi 9 novembre à Bondy et du samedi 10 novembre à Pierrefitte-sur-Seine.


Le père Eugène Doussal, vicaire général, a introduit la réunion. Claude Bobey, délégué du Secours catholique 93, a présenté la situation catastrophique de l’hébergement d’urgence en Seine-Saint-Denis devant une quarantaine de personnes à Bondy, un peu moins à Pierrefitte.

Des familles avec enfants se retrouvent à la rue ; elles sont pourtant prioritaires. Conséquence : les hommes seuls et les femmes seules ne trouvent pas de place.

Le 115 est débordé : 5 800 appels par jour en Seine-Saint-Denis, cela malgré l’embauche d’une personne salariée… 1 500 seulement reçoivent une réponse !

Face à ce désastre, les paroisses du diocèse de Saint-Denis sont invitées à réfléchir pour essayer de prendre une place dans l’aide à apporter.

 

 

Quelques précisions sur l’accompagnement sont exposées :
- Tous les frais sont pris en charge par le Secours catholique,
- Il faut disposer d’un lieu disponible toutes les nuits à partir de 19h, jusqu’au lendemain matin 9h,
- Cela demande une équipe de 30 bénévoles - au moins - pour assurer un roulement (2 bénévoles par nuitée),
- Il faut décider si l’on héberge 2 hommes ou 2 femmes ou une famille (avec enfants).

Des recommandations sont apportées :
- Ne proposer que 2 ou 3 places au maximum, mais en s’engageant sur toute la durée de l’hiver (du 1er décembre au 31 mars)… Il faut donc une bonne équipe,
- Si l’on est 30, cela signifie que chacun s’engage sur une nuit tous les 15 jours !
- Il faut une programmation stricte pour gérer les nuits ; si une personne tombe malade, il faut pouvoir la remplacer.

Le Secours catholique, par l’intermédiaire de la cité Myriam, enverra les personnes à héberger après étude des cas. Il y a urgence, mais il faut prendre le temps de s’organiser.

Beaucoup de questions tournent autour des conditions pratiques, montrant en cela que les personnes présentes sont convaincues du bien fondé de cette action. Claude Bobey, délégué diocésain du Secours catholique, répond aux questions en précisant qu’une formation des bénévoles est prévue, pour savoir comment accueillir ces personnes : l’"être" et le "faire" avec ces personnes. Il faut apprendre à les écouter et ne pas imposer 'sa' façon de vivre :

Si on héberge une famille avec enfants, comment se fera la scolarisation ?
- Il faudra les domicilier. Normalement, ces familles resteront avec vous jusqu’à fin mars.

Faut-il dès maintenant prendre une assurance hébergement ?
- C’est à l’étude avec notre assureur ; vous pouvez déjà en parler avec le vôtre.

Si on n’a pas de douches, un lavabo suffit-il ?
- Oui. Il faut bien sûr des toilettes, il y en a dans toutes les salles paroissiales.

Que peut-on leur donner à manger le soir et le matin ?
- Il faudra penser à une salle spécifique pour les repas. Ne pas oublier les régimes alimentaires. Une soupe chaude, un fromage et un fruit le soir, du café ou thé avec du pain le matin feront l’affaire.

Comment résoudre le problème du langage ou de ceux qui ne savent pas lire ?
- Avec des pictogrammes. Ce n’est pas la peine de marquer "toilettes" s’ils ne savent pas lire !

Nous n’avons pas de matelas, que peut-on faire ?
- Tout d’abord interroger les paroissiens : certains peuvent avoir des matelas et des draps. Le Secours catholique est en mesure d’acheter des matelas.

Vous nous avez parlé du "pilote", quand sera-t-il engagé ?
- Normalement, avant le 15 novembre. Chaque coordinateur de lieu aura son numéro de téléphone.

Le kit hygiène sera-t-il donné, ou faut-il l’acheter ?
- On vous le fournira. Pour tous les achats, vous tiendrez une caisse par date avec le détail des rentrées (dons des paroissiens ou des jeunes du caté, etc.), et les dépenses en gardant tous les justificatifs, de façon à ce que le Secours catholique puisse vous rembourser.

Faut-il les faire manger ensemble ?... doit-on manger avec eux ?
- Cela dépend, vous pourrez leur demander ce qu’ils préfèrent et vous respecterez leurs souhaits !

Comment se passera la nuit ?... peut-on les laisser seuls ?
- Pourquoi pas, à vous de voir.

Ils seront là pour combien de nuits ?
- Normalement, 3 nuits. Certains vous seront confiés au-delà de 3 nuits.

Une personne est attendue et elle ne vient pas que faire ?
- Téléphoner au "pilote".

Nous n’arrivons pas à trouver les 30 bénévoles, que faire ?
- Demandez aux paroisses voisines, interrogez les associations de solidarité de votre ville, demandez à vos amis…


Comme l’a précisé notre évêque samedi matin, cette action est une mise en application de l’Evangile et du service du frère, qui est dans la droite ligne de la démarche de Diaconia 2013.


Gilles Forhan,
Délégué diocésain à la solidarité


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Une prochaine réunion pour le secteur paroissial de Saint-Denis est prévue à Saint-Denis :
Mardi 20 novembre à 20h, salle Saint-Denys (8 rue de la Boulangerie, Saint-Denis).