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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Retour sur la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens

Cette Semaine de prière a lieu chaque année du 18 au 25 janvier. Le thème 2012 a été préparé par l'Eglise de Pologne : « Tous, nous serons transformés par la victoire de notre Seigneur Jésus Christ » (1 Corinthiens 15, 51-58).

Quelques-unes des célébrations œcuméniques en Seine-Saint-Denis

Célébration œcuménique à Aubervilliers

Cette année, nous nous sommes à nouveau retrouvés au Foyer protestant pour une journée bien pleine. Nous étions une petite centaine de chrétiens (du Foyer protestant et de la paroisse catholique de Notre-Dame-des-Vertus) pour suivre un programme bien chargé : prière, louange, écoute de la parole de Dieu, partage, rencontre… Tout cela s’est vécu autour de deux temps forts : l’office œcuménique dont le thème était « Tous, nous serons transformés par la Victoire de Notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Co 15, 51-58) ; et un repas très diversifié, très abondant et excellent ! Certains participants ont souhaité ne pas attendre un an avant de se revoir… (P. Benoît Aubert)

► 50 ans de fraternité à Aubervilliers
Par Christine Durand-Leis, pasteure du Foyer protestant

Une amitié ancienne
Ce n’est pas d’hier qu’à « Auber », on traverse allègrement l’avenue Victor Hugo qui circule entre Notre-Dame-des-Vertus et le Foyer protestant. Cela a commencé spontanément, à l’occasion du drame de la répression très dure d’une manifestation d’algériens, le 17 octobre 1961. L’abbé Lecoeur rejoint l’initiative du pasteur Herrenschmidt : cosigner et placarder dans Aubervilliers, une affiche disant la réprobation des chrétiens devant de telles violences.
Depuis, curés, prêtres et pasteurs se sont succédés à Notre-Dame et au Foyer protestant : les visages changent, la fraternité est restée… et aussi changé pour devenir, au fil des années, de plus en plus profonde, chaleureuse, authentique. Les ponts jetés allègrement au dessus de l’avenue Victor-Hugo sont, un demi-siècle après cette première collaboration dans un contexte tragique, joyeux et multiples.

Fraternité
Un rendez-vous maintenant « incontournable » est le dimanche de la Semaine de Prière pour l’unité des chrétiens. Plus qu’un « geste d’œcuménisme » une fois par an, ce rendez-vous est une véritable rencontre entre les membres des deux communautés qui y viennent de plus en plus nombreux, partageant prières, chants, louange, et un grand repas aussi apprécié par l’abondance et l’excellence des plats que par l’ambiance fraternelle où tous se mélangent dans une belle convivialité !

Au service des frères en détresse
Mais, pendant l’année, bien d’autres rendez-vous renforcent encore les liens : l’Acat, depuis de nombreuses années. Et plus récemment, la « Boutique vêtements-solidarité », partenariat entre le Foyer protestant et le Secours catholique. Dans les locaux du Foyer, où arrivent régulièrement des dons de vêtements, chaussures… des bénévoles reçoivent des personnes en difficulté, envoyées le plus souvent par les services sociaux de la municipalité. Un samedi sur deux, ces bénévoles les accueillent, autour d’un café, d’un rafraîchissement, de gâteaux. Et tout en s’attachant à satisfaire leur besoin en vêtements, les écoutent, et à l’occasion les réorientent vers d’autres structures d’aide. Un service d’aide à la recherche d’emploi vient tout récemment de se mettre en place. Deux fois par an, une braderie « à prix cassés » est ouverte à tous au Foyer, et les recettes servent à "faire tourner" la boutique : matériel, café, et aussi petits secours d’urgence.

Scouts toujours…
Une grande fierté est une troupe de scouts commune : « Aubervilliers Main tendue », la bien nommée, regroupe maintenant, louveteaux, éclaireurs et aînés dans de mêmes activités, sous la responsabilité de cadres issus des deux communautés. A l’heure où l’on déplore souvent la désaffection des jeunes dans nos églises, ces scouts « œcuméniques » d’Aubervilliers rendent un beau et vivant témoignage de foi, au service d’un même Seigneur, faisant, à son exemple tomber « les murs de séparation ». Ils nous ont entraînés, en juin 2011, à une célébration commune de bénédiction et d’envoi de quatre jeunes chefs, où, catholiques et protestants, prêtre et pasteur, nous avons prié pour que leur enthousiasme et leur engagement porte de beaux fruits.

Dans le marbre
Ces relations sont gravées dans les esprits et dans les cœurs. Elles le sont aussi dans le marbre, depuis janvier 2010, où s’est déroulé l’inauguration solennelle, à Notre-Dame-des-Vertus, d’une plaque témoignant des relations profondes et fraternelles qui unissent Notre-Dame et le Foyer protestant. Il s’agissait de renvoyer dans le passé d’anciennes plaques, figurant dans cette église, parlant de la destruction souhaitée des « hérétiques »… Moment fort, des prières, des messages, des chants, deux évêques, le président de la Fédération protestante de France, une foule nombreuse. La foule est partie, les chants se sont tus, mais les échos en restent, pour nous, nos jeunes et ceux qui viendront après continuer à semer, par-dessus l’avenue Victor-Hugo, des semences de fraternité, dans le Seigneur.


Homélie de Christine Durand-Leis, pasteure du Foyer protestant
1ère lettre de Saint Paul apôtre aux Corinthiens : 1 Co 15, 51-58

protestant aubervilliers.jpg« Transformés par la victoire de Notre-Seigneur ». Ce thème de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2012 s’appuie sur ce texte où Paul décrit la victoire finale du Christ, au dernier jour. Ce jour du retour du Christ dans sa gloire « pour juger les vivants et morts », fait l’objet de bien des fantasmes, de bien des peurs : qui sera trouvé digne devant le juge suprême ? Qui sera appelé à la vie éternelle, et qui sera envoyé dans les ténèbres et le désespoir éternels ? Le livre de l’Apocalypse, entre autres, décrit bien toutes ces angoisses qui entourent cette fin des temps.

L’apôtre Paul, lui, ne décrit ni cataclysmes, ni jugement. Pour lui, le jour final de la victoire du Christ sera sa victoire définitive sur toute mort : ayant déjà vaincu la mort au matin de Pâques, le Christ, à la dernière victoire, va terrasser aussi notre propre mort humaine. Nous ne serons plus ces êtres fragiles, mortels, semblables à l’herbe et à la fleur des champs aussitôt fanées, promise à la décomposition du tombeau. Mais, comme le dit le thème de cette Semaine de l’unité, « nous serons transformés par la victoire du Christ », transformés en des êtres que nul mal, nulle mort, nulle corruption, ne pourra plus jamais atteindre.

Pour Paul, la mort est, jusqu’à ce jour de transformation finale, la marque en nous du péché. Par la victoire totale du Christ, nous serons donc lavés du péché et de la mort, cette « dernière ennemie ». Cette insupportable mort qui est non seulement cette marque du péché, mais cette voleuse qui nous ravit impitoyablement nos proches, nos bien-aimés… Quand nous perdons un être cher, nous nous laissons consoler par cette espérance chrétienne que, justement, au dernier jour, nous serons tous relevés de la mort, et vivants pour toujours, ensemble, dans la joie des retrouvailles.

C’est ainsi que Marthe, dans l’évangile de Jean, essaie de se consoler de la mort de son cher frère Lazare. A Jésus qui lui affirme : « Ton frère ressuscitera », Marthe répond en récitant son catéchisme : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour ». Triste consolation, parce que le dernier jour, c’est loin, bien loin, très loin… et il faudra attendre encore des éternités, peut-être, avant que nous soyons tous libérés de l’insupportable mort, en étant entraînés à la suite du Christ vainqueur, dans la vie et dans la joie. Marthe se trompe : elle ne se trompe pas dans son espérance chrétienne de résurrection. Elle se trompe sur le calendrier : la vie, la joie, la libération, la transformation, ce n’est pas pour cette mystérieuse et hypothétique fin des temps. C’est pour maintenant, pour tout de suite. Et pour preuve, c’est immédiatement que Jésus va rendre la vie à Lazare. Mais que pouvons-nous en apprendre, aujourd’hui, en repartant de ce texte de Paul ?
C’est que, peut-être, comme Marthe, nous devons reconsidérer notre espérance chrétienne. Cette transformation en des êtres de vie, cette résurrection, nous est offerte non pas à cette hypothétique fin des temps, mais là, maintenant, aujourd’hui, tout de suite. La persistance un peu désespérante du mal, de la violence, de la mort, dont nous voyons le triste spectacle dans le monde, pose bien sûr la question du moment mystérieux où Dieu fera enfin toutes choses nouvelles. Où, comme il est écrit dans l’Apocalypse, il n’y aura plus « ni deuil, ni cri, ni deuil » (21, 4). Cependant, laissons-nous proposer deux choses, ce matin.

La première est de nous laisser transformer nous-mêmes dès maintenant. Car nous sommes au bénéficie de la première victoire de Pâques ; et déjà, nous sommes entraînés dans la vie. Dans le Nouveau Testament, le mot « ressusciter » signifie : « se réveiller », ou « se relever ». Nous ne sommes pas encore morts physiquement, mais nous sommes chaque jour atteints pour de si nombreuses petites formes de mort : tout ce que le péché et le mal abîme en nous. Nous sommes atteints par le sommeil spirituel, et nous avons besoin d’être des éveillés, des vigilants. Nous sommes atteints par toutes sortes de chutes, et nous avons besoin d’être relevés, remis debout, remis en route. Réveillés, relevés : nous n’avons pas besoin d’attendre le dernier jour pour être, dès maintenant, des êtres transformés, des ressuscités. Quand Lazare vivant sort du tombeau, Jésus ordonne de le délivrer des bandelettes mortuaires qui le ligotent. Laissons-nous aussi libérer de tout ce qui nous emprisonne, et laissons-nous aussi transformer en vivants, en libérés, car Christ a déjà remporté la victoire.

La seconde proposition est pleine d’espérance et de force. Et si nous-mêmes, nous laissant transformer dès maintenant par le Christ, nous voulions devenir des êtres de transformation ? Transformer le monde en lui annonçant, que la violence, le mal et toutes ses formes, et la mort, ne sont pas des fatalités. Oh, humblement, et modestement, bien sûr, chacun là où Dieu nous a placés. Pour conclure en nous proposant cette belle mission, je vais m’appuyer sur un passage de Luc (17, 20-21) que je trouve fondamental. On demande à Jésus justement, quand arrivera ce dernier jour où, enfin, sera établi le Royaume de Dieu. Et Jésus répond qu’il n’arrive pas d’une façon observable, et encore moins spectaculaire. Mais il dit « Le Royaume de Dieu est au-dedans - ou au lieu - de vous ». C'est-à-dire que le dernier jour n’est pas à attendre, mais à faire naître : il est en fait déjà là, présent, en nous, parmi nous. Et s’il ne tenait qu’à nous, de le faire advenir en nous transformant nous-mêmes, en transformant ce monde, en y faisant pousser les semences de Royaume qui sont en nous, parmi nous ? Quand le Maître reviendra de son long voyage, sa plus grande victoire serait d’y trouver des serviteurs vigilants et fidèles, déjà au travail. Il faut laisser le dernier mot à Paul : « Ainsi, mes frères bien-aimés, progressez toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur ».

Célébration œcuménique aux Lilas

Armée du Salut, Notre-Dame-du-Rosaire, Les Lilas - Notre-Dame-des-Apôtres, Saints Cyrille et Méthode, Eglise Réformée, Saint-Germain-l’Auxerrois, Pantin - Sainte-Famille, Le Pré-Saint-Gervais

Nous étions près de 85 personnes dans la nouvelle église des Lilas. Le pasteur Vincens Hubac a évoqué ses souvenirs de jeunesse quand il accompagnait ses camarades dans une église catholique. Il la trouvait sombre et encombrée de statues… Maintenant, les nouvelles églises sont claires. Son homélie qui a suivi celle du diacre Michel Dupont a été fort appréciée. Les chants des divers confessions ont été chantés par tous et la quête a été faite pour permettre la création d’une bible en langage des signes pour les sourds et muets. Les participants ont eu la chance de voir les représentants des Eglises (Armée du Salut, chapelle orthodoxe de Pantin, Temple réformé de Pantin, Eglise luthérienne, Eglise catholique) réunis et prononçant ensemble : « Que le Seigneur vous bénisse et vous garde. Que le Seigneur fasse rayonner sur vous son visage et vous accorde sa grâce. Que le Seigneur porte sur vous son regard et vous donne la paix. » Puis ils ont pu se restaurer au pot convivial qui a suivi et signer les pétitions de l’Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture).

► Tandis qu'à Pantin, Soeur Anne-marie Petitjean assurait une prédication au Temple réformé ; une paroisse concernée par la célébration des Lilas car il y a un groupe sur le secteur... Grandir dans cet échange des dons entre Eglises !

Célébration œcuménique à Rosny-sous-Bois

 

Soeur Sophie Cygan

Mardi 24 janvier en soirée, les communautés catholique et baptiste de Rosny-sous-Bois ont eu la joie de prier ensemble pour l'unité des chrétiens. Malgré le mauvais temps, nous avons tous été agréablement surpris par l'assemblée importante. La soirée s'est déroulée en deux temps. D'abord, un apport sur le Notre Père par sœur Anne-Marie Petitjean. Un apport très riche et documenté reconnu par chacun des présents. Vint ensuite le temps de célébration lui-même. Nous l'avions bâti à partir du document proposé pour la Semaine de prière, mais agrémenté de notre propre choix de lectures et de chants. Il semble que chacun y a participé de bon cœur. Le verre de l'amitié qui a suivi a permis de partager très amicalement. « Faut-il vraiment attendre la Semaine de l'unité pour se retrouver ? » ont demandé certains. Ce serait effectivement sympathique de trouver d'autres occasions.

Célébration œcuménique à Saint-Denis

Père Jean Jannin, Suzette Vanhove, Annie Miry, pasteure Eliane Stengel

Mercredi 18 janvier 2012, en ce 1er jour de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, plus d'une soixantaine de personnes se sont retrouvées à l'église Saint-Denis-de-l'Estrée pour prier autour de 3 officiants : Eliane Stengel, pasteure de l'Eglise Martin Luther de Saint-Denis, Roman Wroclawski, prêtre de la communauté polonaise de Saint-Denis et Jean Jannin, prêtre modérateur des cinq paroisses du secteur de Saint-Denis.
Nous avons suivi le déroulement de la célébration préparée par les représentants des divers groupes œcuméniques de Pologne et reprise par le groupe de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture de Saint-Denis.
Cette année, le thème retenu est tiré de la 1ere Lettre de Saint Paul aux Corinthiens (15, 51-58) : « Tous, nous serons transformés par la Victoire de notre Seigneur Jésus-Christ. »
Ce fut celui de l’homélie prononcée par Madame la pasteure, émaillée de deux jolis faits qui l’illustraient tout à fait !
Plusieurs gestes ont marqué notre temps de prière, fervente et unanime :
les chants, bien adaptés : « Peuple de frères », « Viens, Esprit de sainteté » et « Sur les chemins du monde » avec des répons psalmodiés après la prière universelle : « Transforme-nous par ta grâce" et la prière d'engagement : « Envoie-nous et, ensemble, nous cheminerons ».
Et, surtout, par un signe de paix et d'unité original pratiqué par tous les Polonais, croyants ou non, à l'occasion de Noël, accompagné de vœux : il s'agit de partager un morceau de pain azyme, l'« oplatek », que l'on reçoit des officiants puis que l'on partage avec celui ou celle à qui on souhaite la Paix du Christ avant de le manger soi-même. Ce geste exprime l'unité, l'amour et le pardon, tout un symbole pour une telle célébration.
Le Notre Père chanté a exprimé notre désir profond de nous situer, tous, en vrais fils et filles du même Père.
Puis, un membre de l'ACAT a alors invité à prier pour nos frères d'Haïti, juste deux ans après le terrible séisme qui les a touchés et à signer une pétition adressée au Président de leur République en faveur d'Haïtiens qui, par milliers, résident toujours dans des camps improvisés et sont menacés d'être évacués violemment.
Mais la « Prière pour l'unité des chrétiens » ne se limite pas à une semaine par an.
C'est tous les jours que nous pouvons prier pour que cet ardent désir de Notre Seigneur Jésus Christ se réalise : « Que tous soient un.
Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m'as envoyé » (Jean 17, 21).
La « Prière pour l’unité » de l’abbé Couturier peut nous y aider… On la trouve p.178 de « Prions en Eglise » de ce mois de janvier 2012.

Célébration œcuménique à Aulnay-sous-Bois

► Philippe Solignac, diacre permanent

Avant Noël, le père Patrick Morvan, accompagné d’un membre de l’équipe pastorale d’Aulnay-sous-Bois a rencontré la pasteure de l’Eglise Réformée de cette même ville. Nous étions convenus d’un échange de chaire, dimanche 25 janvier, pendant la Semaine de l’unité des chrétiens, et d’une soirée commune de prière en mars. Pendant que je me dirigeais vers le temple pour y faire l’homélie, elle se rendait à l’église Saint-Joseph pour y faire la prédication pendant la messe. Nous avons eu la volonté de faire comme nous faisons d’habitude sur nos lieux de culte. Les textes de ce dimanche appelaient à la conversion, c’est-à-dire à répondre à l’appel du Christ, sans remettre en cause notre fidélité à nos églises respectives et à leurs traditions. Belle expérience que cette volonté de vouloir faire avancer nos relations et que ce qui peut sembler être paralysie se transforme en chemin d’espérance. L’accueil fut chaleureux à tous points de vue et le culte se poursuivit par le verre de l’amitié. Une occasion de faire de belles rencontres !

Célébration œcuménique au Raincy

Françoise et Philippe Herr de l'Eglise Réformée

Voici maintenant plus de trente ans qu’une célébration œcuménique a lieu au temple du Raincy dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Comme la paroisse réformée dessert plusieurs communes des environs, la célébration s’est parfois déplacée, notamment à Montfermeil, à l’église Saint-Pierre Saint-Paul ou à l’église syriaque orthodoxe. Devant une nombreuse assistance composée de catholiques, protestants et orthodoxes syriaques, le père Benoist a dirigé la méditation, tandis que la pasteure Marie-Laure Guttinger donnait l’homélie le dimanche suivant à l’église Notre-Dame. Le thème de la célébration ayant été préparé par l’église de Pologne, c’est dans une joyeuse animation fraternelle qu’ont été partagés les « oplatki » (sortes de pains azymes qu’on s’offre traditionnellement en Pologne en échangeant des vœux) en préfiguration de l’Eglise universelle. L’offrande recueillie a été destinée à l’Alliance biblique française.


Danièle et Yves Marcilly

Cette veillée œcuménique est chaque année inscrite à notre agenda. Sauf événement majeur, nous tenons à participer à cette célébration. C’est une occasion de rencontre et de prière avec des chrétiens d’autres confessions, catholiques du secteur, protestants nous accueillant cette année au Temple du Raincy, et syriaques orthodoxes de Montfermeil. D’année en année, nous nous connaissons mieux et cela occasionne des échanges avec certains. Durant la célébration, nous avons été marqués particulièrement par ce temps de partage de l’« oplatek », un pain azyme partagé avec ceux et celles à qui nous adressions nos vœux, une tradition polonaise qui exprime l’unité, l’amour et le pardon. Ce fut un temps d’échange important incitant aux déplacements et à des gestes de paix réciproques. Prier ensemble, par la demande de pardon, par la prière pour l’unité et la prière d’engagement, écouter ensemble la parole de Dieu commentée nous renvoient comme Saint Paul nous y invite à « être fermes, inébranlables, faisant sans cesse des progrès dans l’œuvre du Seigneur… » Au lendemain de ces temps de prières communes, nous nous disons toujours comment tendre davantage vers l’unité parfaite. Il revient à chacun de nous de travailler à ce que ce souci soit porté davantage par nos communautés locales en prenant toujours conscience que « ce qui nous unit est beaucoup plus fort que ce qui nous divise » (Pape Jean XXIII).


► Annie Fleury

Au temple ce vendredi 20 janvier, nous étions nombreux et heureux de prier et de chanter ensemble, dans une famille chrétienne élargie, qui s'ouvre aux richesses des autres confessions, de la liturgie, des traditions. Nous nous sommes retrouvés entre orthodoxes, syriaques, protestants et catholiques de France et de Pologne. De rencontre en rencontre, nous commençons à nous connaître et avec émotion, nous avons échangé nos vœux de bonne année selon la coutume polonaise expliquée par une amie de ce pays. Pendant la célébration, puis autour d'un buffet préparé par nos hôtes du temple du Raincy.


Echo de la veillée…

Sylvie Daubercies, Villemomble

Vendredi 20, les communautés syriaque, protestante et catholique de Montfermeil, Coubron, Clichy-sous-Bois, Bondy, Villemomble et Le Raincy se sont retrouvées au Temple. Le père Frédéric Benoist a fait la prédication sur le thème de cette Semaine de prière : « Tous, nous serons transformés par la victoire de notre Seigneur Jésus Christ » (1 Corinthiens 15, 51-58). Comme ce thème avait été choisi par les chrétiens de Pologne, nous avons ensuite, en signe de fraternité et de paix, été initiés à la tradition polonaise de l'« oplatek » (pain azyme que l'on tient pour qu'une autre personne en casse un morceau en échangeant des bons vœux ou souhaits). Ce fut un moment original et sympathique pour aller vers les autres participants. Ensuite, deux actions de solidarité ont été proposées : une quête au profit de l'Alliance Biblique Française pour financer son projet de Bible en langue des signes pour les personnes sourdes (support vidéo) et les appels de l'Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) à signer. Nous avons fini la soirée à discuter en dégustant les pâtisseries de nos hôtes du Raincy.


En savoir+ sur la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens (Sr Anne-Marie Petitjean)

Service diocésain pour les relations œcuméniques