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Voir l’invisible, une expérience intérieure

Les Cahiers Croire, Mai-Juin 2016
AU SEIN MÊME DU VISIBLE

Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de Croire

Dans le Credo que nous récitons à chaque eucharistie, nous disons croire « à Dieu créateur du monde visible et invisible ». C’est cet invisible-là que nous avons voulu rendre… visible. Bien sûr nous savons, et nous croyons, que cet univers que nous ne voyons pas, bien que mystérieux, est à notre portée. Que Dieu (invisible !) y est présent, entouré de ses anges et… de nos morts. Après tout, cela fait partie de la foi chrétienne, et lorsque le credo évoque ces deux mondes, ce n’est pas pour les opposer mais bien pour les réunir. Ils sont l’un et l’autre liés intimement et c’est bien ainsi que l’affirme la Bible : l’univers tout entier est dans ce que nous voyons et ce que nous ne voyons pas.

Mais alors comment passer de l’un à l’autre ? Comment faire, dans nos vies concrètes, bien matérielles, des ponts entre ces deux réalités ? Voilà ce qui a guidé ce nouveau Cahier croire.

Nous n’avons pas cherché à faire une représentation de ce monde invisible. En revanche, nous avons cherché à comprendre cette autre réalité, cette dimension qui va plus loin et plus profondément que notre manière de voir les choses. Si, comme le disent les Écritures et comme Jésus est venu nous le rappeler, le monde invisible est présent au sein du monde visible, comment l’appréhender ?

Y a-t-il un regard particulier ? Un style de vie à adopter ? Notre civilisation occidentale n’est pas portée à savourer l’invisible. Le Dieu qui se cache et refuse de se montrer le laisse plein d’interrogations douloureuses. Qui aujourd’hui encore croirait une Marie Madeleine qui dit « J’ai vu le Seigneur » ? Ce mois de mai s’ouvre sur l’Ascension et la Pentecôte, ces deux épisodes où le Christ invite les disciples a découvrir que si l’essentiel est invisible pour les yeux, notre foi se nourrit du visible et de l’invisible.

C’est ce que racontent, à leur manière, les plis étonnants de Caroline Chariot-Dayez qui accompagnent notre propos. Ils révèlent le caché des choses. Ce caché qui parfois nous obsède, parfois nous fait douter, nous fait peur aussi. Mais nous émerveille quand il fait, par hasard, irruption dans nos vies.

 
Ce numéro est disponible en librairie religieuse et sur www.boutiquebayard.com au prix de 10€

 

Le cahier Bible : Ce Dieu qu’il ne faut pas voir
Dieu, personne ne le voit. Il faut des yeux habitués à regarder plus loin, ailleurs, au-delà de tout. Les yeux de la foi. Anne Soupa, bibliste et auteure avec le père André Gouzes de L’Ange de la force au chevet de l’amour ? (Bayard, 2016) décline les différentes manière dont des personnages du Nouveau Testament voit ce que les autres ne voient pas.

Le cahier théologie : Heureux qui croit sans avoir vu
Difficile de croire sans voir, mais faut-il croire tout ce que nous voyons ? Marc Pernot, pasteur de l’Oratoire du Louvre, s’interroge : aurions-nous la foi si nous pouvions voir ce en quoi nous croyons ?

Le cahier pratique : La face visible de l’invisible
L’invisible nous parle. Et nombreux sont ceux qui font cette expérience forte, déterminante souvent pour la vie, d’une face cachée des choses. Retrouvez des témoignages de ces expériences artistiques, philosophiques ou spirituelles, ces manifestations « dans notre corps » qui « se discernent par la parole », souligne la psychanaliste Pascale Vidal.