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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Pourquoi faut-il aller à la messe ?

Souvent ennuyés par elle, bien des adultes et des enfants posent la question, convaincus qu'« il vaut mieux aimer que d'aller à la messe ». D'une certaine manière, ils ont raison ! Car l'amour « vaut mieux que tous les sacrifices » (cf. Marc 12, 28-34).

Précisément, aller à la messe donne trois atouts majeurs pour grandir dans l’amour : d’une part c’est le moment privilégié pour recevoir le signe ultime de l’amour du Christ qu’est l’Eucharistie : « C’est mon corps… c’est mon sang… pour vous. » Un couple dont l’un des membres n’entendrait jamais l’autre lui dire « Je t’aime » risquerait fort de se séparer. Venir à la messe, c’est entendre le Christ nous dire « Je t’aime, et je te donne ma vie. Toi, fais de même. Car c’est cet amour qui est la force de la Vie. »
D’autre part la messe est le moment privilégié pour écouter la Parole de Dieu. Et non seulement l’écouter, mais la partager avec un prêtre ou un diacre. Bien sûr, il y a bien d’autres lieux possibles pour lire la Bible. Mais au cours de la messe, sa proclamation a un caractère particulier : celle d’une Parole qui rassemble tout un Peuple. Je n’ai pas choisi cette Parole : c’est elle qui nous choisit. Enfin, la messe est précisément un événement populaire.

Stop au « chacun pour soi ». Je ne choisis pas mes frères et sœurs présents, ni le prêtre. Mais je viens parce que je sais qu’ils ont besoin de moi autant que j’ai besoin d’eux. C’est un temps de vie sociale, qui est aussi important, dans la foi, que la vie personnelle. Venir à la messe, c’est poser religieusement cette conviction : c’est ensemble que nous vivons. Et c’est pourquoi il est si important que les nourritures reçues (corporelle – le pain ; intellectuelle – l’homélie ; spirituelle – les prières) soient des nourritures partagées. Un prêtre disait : « La messe, c’est pas obligatoire. C’est simplement… vital ! » C’est pourquoi le Concile Vatican II disait qu’elle était « source et sommet de toute vie chrétienne » (Lumen Gentium). A nous, prêtres et communautés chrétiennes, d’en faire un vrai temps d’accueil, de partage et de joie, mais aussi de contemplation et d’intériorité, pour que notre vie à tous en soit transfigurée.

P. Thomas Binot

Publié dans la revue "Les Uns et les Autres", n°248 - Octobre 2008.

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