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Association diocésaine de Saint-Denis-en-France
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Edito février 2010

Pénurie de sel ?

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Pénurie de sel ?

En cette période hivernale, marquée par des chutes de neige et de basses températures, la France manque de… sel !

Au moment où j’écris ces quelques mots, les médias nous apprennent que dans plusieurs communes les axes principaux sont salés en priorité, tandis que les routes secondaires sont délaissées faute de moyens !
Ce fait divers nous invite à réfléchir à notre vocation chrétienne : « nous sommes le sel de la terre » ! Notre mission est de donner à la vie le bon goût de l’Évangile. Cette invitation est difficile à recevoir : j’entends nombre de chrétiens me dire qu’il est impossible d’être « sel de la terre » dans la vie professionnelle ou encore dans des quartiers marqués par la violence et l’insécurité. Et pourtant, il ne nous appartient pas de choisir les lieux où nous serions « sel de la terre », car là où nous sommes présents le sel est aussi présent ! Au cours de ma visite pastorale des cités, je rencontre ainsi des chrétiens qui ont à coeur de « dégeler » les relations humaines, lorsque celles-ci sont paralysées par la froideur de l’individualisme ou de la méfiance.

Notre Église ne manque pas de sel : les baptisés, quoi que l’on en dise, sont encore nombreux et présents en de multiples lieux dans les conditions ordinaires de la vie familiale et sociale. Notre Église ne manque pas de sel mais de baptisés qui prennent, ou reprennent, conscience de leur responsabilité baptismale. Vous connaissez comme moi cet avertissement du Christ qui ne fait que souligner l’importance de notre vocation : « Si le sel perd sa saveur, comment redeviendra-t-il du sel ? Il ne vaut plus rien ; on le jette dehors et il est foulé aux pieds par les hommes (1) ». Que faire pour garder, et même développer, notre « saveur » de baptisé ? La réponse est à la portée de chacun : rejoindre un mouvement, participer à un pèlerinage, lire et méditer la Parole de Dieu seul ou à plusieurs, se retrouver entre voisins pour un moment de prière, se nourrir régulièrement de l’Eucharistie…
Au début de cette nouvelle année, en regardant nos routes enneigées ou verglacées, reprenons conscience de notre vocation de baptisé afin que l’année 2010, que je vous souhaite excellente, ait aussi le bon goût de l’Évangile !


+ Pascal Delannoy,

Évêque de Saint-Denis-en-France

(1) Évangile selon saint Matthieu (5, 13).